(les caractères gras sont de moi)Ces modifications corporelles, qui correspondaient d’abord à des camouflages avant de devenir un rite initiatique du passage de l’enfance à l’âge adulte, ont un lien avec certains modes de vie ou comportements sociaux [13]. Elles traduisent plusieurs états : perception négative des conditions de vie, mauvaise intégration sociale, souci d’amélioration de l’image de soi, précocité des rapports sexuels avec grand nombre de partenaires, homosexualité, usage de drogues et consommation d’alcool, activités illicites et appartenance à un « gang », mauvaises habitudes alimentaires. Selon les psychiatres, le perçage est avant tout un moyen pour l’adolescent de s’approprier son corps au moment où les transformations pubertaires et la quête identitaire sont source d’angoisse. Il en ressort que, même si toutes les couches sociales sont concernées, surtout à cause d’un indiscutable phénomène de mode, ces pratiques, réalisant plus ou moins des marqueurs identitaires ou d’appartenance à un groupe social, sont plus le fait de populations fragiles (adolescents, délinquants, individus en proie à un mal-être et ayant besoin d’affirmer leur identité, sujets incarcérés…) ou ayant une conduite à risque (addictologie, précocité et multiplicité de la sexualité) [14].
"« Piercings » et tatouages : la fréquence des complications justifie une réglementation"
Texte intégral à l'adresse : http://www.academie-medecine.fr/UserFil ... c_2007.doc
Voir aussi : http://www.tetu.com/rubrique/infos/info ... 2008-02-21