Vos parents/familles & vos orientations ... professionnelles

Débats Gay et Lesbien

Dirais tu que ta famille:

- est "responsable" pour partie dans tes choix pro
44
41%
- est complètement "responsable" de tes choix pro
8
7%
- n'est absolument en rien dans tes choix pro
45
42%
- il dit qu'il voit pas l'rapport
9
8%
- tu m'saoules avec tes questions con, d'abord, cette semaine je confuse!
2
2%
 
Nombre total de votes : 108

Manchette
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Inscription : ven. oct. 03, 2008 8:08 pm

Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Manchette »

J'ai également joui d'une totale liberté.
Je suis plutôt, comment dire, marginal ?, par rapport à ma famille.
Eosyn
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Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Eosyn »

J'ai voté en PARTIE responsable.

Car déjà mon père m'a forcé à m'inscrire à la fac: je voulais entrer direct dans la marine... j'ai été recalée grâce à mon 1er trimestre pourri de terminale... donc au moins ca m'a donné une roue de secours... Le truc c'est qu'une fois que j'avais commencé dans cette voie, du coup j'ai continué...

Car quand j'ai pas trouvé de boulot c'est ma mère qui m'en a retrouvé un et qui fait que je fais ce que je fais aujourd'hui. C'est pas ce que je souhaitais faire, c'est pas ce que ma famille souhaitait pour moi, mais c'est grâce à ma famille que j'y suis.

Aujourd'hui je ne fais absolument pas ce que je voulais faire, mais je ne fais pas non plus ce que je ne voulais absolument pas faire. Et globalement, ma famille a été juste ce qu'il faut présente pour m'éviter de me retrouver dans la merde mais en me laissant faire mes propres choix
Lyanes
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Inscription : mer. juin 10, 2009 7:29 pm

Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Lyanes »

Oui, alors je précise pour Prince Hyposuccion, que j'envisages bien la Famille, avec le grand F. En gros, je pense aux figures marquantes de nos entourages, avec qui on partage un lien de sang (ou d'éducation commune).

Et je ne prenais pas la question sous l'angle de l'obligation pure. Finalement, je suis dans une démarche bourdieusienne, cherchant les mécanismes de la Reproduction si vous voulez tout savoir. Spéciale kass dédi à Erual :gentil:
Quand je parle de responsabilité, c'est un sens plus vaste que cela. D'où mes guillemets d'ailleurs. Hum, l'idée n'est pas de faire porter le chapeau (ou non) à sa famille, et par là même de se dégager soi de toute responsabilité, mais de tenter d'expliquer les raisons de notre position actuelle.
Rosslaew a écrit : Donc pas directement, mais clairement influencé quand même, parce qu'il faut bien un moyen de se renseigner quand on ne le fait pas activement !
Prince Hypocrite a écrit : La famille aura toujours une influence minimum, c'est évident; c'est la première société que l'on a côtoyé.. Longtemps j'ai voulu faire prof de français; ma mère, ma tante et son mari, ma grand-mère travaillent ou ont travaillé dans l'Education Nationale.. Ca vient de là, j'en suis sûre.. Si je me tourne vers tout ce qui touche à la littérature, c'est parce que je viens d'une famille de littéraire.. Mais cet héritage ne me pèse pas du tout, au contraire..
mestic a écrit : Néanmoins, d'avoir passé mon enfance et mon adolescence dans une famille de grands lecteurs a fortement contribué à ce que je me tourne dans un premier temps vers des études de Lettres Modernes (mais Dieu merci j'ai vite bifurqué...) qui ont en quelque sorte officialisé ce lien littéraire avec ma mère et ma grand-mère maternelle.
Mis à part ceci, que je considère comme un détail, j'ai toujours été libre de faire ou pas ce que je voulais, je me suis toujours entendue dire que je travaillais pour moi, et je ne remercierais jamais assez ma mère pour cette liberté accordée.
Rusalka a écrit : Disons que ma famille (au sens large) est très ancrée dans l'Educ'nat', que ma mère voulait être instit mais n'a pas pu, et que du coup, on voyait bien la Rusalka prof. Bon, d'accord, prof de musique si ça lui plaît :gn: . Mais j'en ai décidé autrement. Oui, à un moment donné j'ai pensé à l'agreg... mais j'ai déchanté, et je voulais m'impliquer de manière différente dans la musique.
Et alors ma question pour vous quatre qui avez baigné dans un milieu et finalement y êtes (plus ou moins) resté (je t'inclue aussi dedans Erual!): est-ce un "héritage" lourd à porter? Comment gérez-vous le fait de venir ajouter une pierre à l'atavisme familial?
Hamma a écrit :Eh bien, pour ma part, j'ai mis qu'ils n'y étaient pour rien de rien...
old freak a écrit :Depuis toute petite (aussi loin que je m'en souvienne), j'ai voulu faire médecine, devenir "docteur" (c'était déjà mon surnom quand j'avais 6 ans :mrgreen: ). Je ne sais pas d'où me vient cette passion : du fait que j'étais super souvent malade et que je passais mon temps chez le docteur? parce que ma mère était secrétaire médicale? Je n'ai pas vraiment de famille qui exerce dans la médecine, si ce n'est une cousine de mon père que je vois très rarement. Et c'est plutôt une exception dans le milieu médical, où il y a souvent un exemple dans la famille.
Goldenvrack a écrit : Bref, j'ai fini par me persuader que c'était ce que je voulais faire.
Et bé! Vous faites tout les trois médecine, ou l'avez tenté. Hamma et Old freak par pur désir de concrétiser un rêve de gosse (pas déçue? avez-vous l'impression d'avoir achevé qqch? ) et Goldenvrack ... ahem, bon ben t'as essayé, mais tu as bien vu qu'il ne servait à rien de se forcer!

Zal et Manchette: ok pour la liberté. Mais alors, comment en êtes vous arrivé là ou vous êtes?
Eosyn, aujourd'hui poursuit tu encore ton envie de naviguer? Par des moyens détournés par exemple?


Pour ma part, c'est évident que la famille y est pour quelque chose (ou l'histoire familial peut être). Bref. D'aussi loin que je me souvienne, parents instit' et intervenants divers me voyaient journaliste. Ahem. J'ai fais mes 3 jours de stage en 4ème à la rédac de la feuille de chou du Nord, pour me rendre compte que se taper des études poussées (khâgnes, hypokâgnes au minimum, puis école de journalisme) pour finalement écrire un papier sur la fermeture d'usine du coin, c'était pas mon kif.
En terminale j'ai gérer mon truc. La famille pensait que j'allais faire du droit ou de l'histoire; j'ai choisi le pire DUT du monde: gestion. Mais au moins je prenais tout le monde à contre-pied ... puis j'ai bifurqué vers la socio. Là j'ai eu droit à des méchantes critiques "mais à quoi ça mène" etc.
Et le miracle eu lieu: j'ai rencontré LA grande cousine (lesbienne dans le placard, alors que moi je venais de me découvrir) .. et je sais pas. Y'a eu comme une identification totale à ce personnage. Je me souviens qu'elle m'a expliqué le concept de l'ANRU (l'Etat qui démolit les HLM) sur un bout de nappe pendant la fête d'anniversaire de la mort de mon arrière grd mère. Du coup je me suis penchée sur la socio urbaine, dossiers, stages et Cie.
J'ai pris fait et cause pour les gens qui travaillent à conserver les courrées (en y laissant les habitants dedans!!!) , ces habitats construits à l'époque par mes ancêtres propriétaires d'usines textiles.
Et aujourd'hui, c'est tout le monde l'Habitat qui m'intéresse. Sauf la promotion immobilière, les bouygues et autres vinci.
Je surf entre la politique de la ville, l'aménagement du territoire et la revalorisation du patrimoine. Avec toujours le logement au coeur de tout ça. Personne n'y comprend rien, sauf ma cousine placardisée. Qui ne saura peut être jamais qu'elle a suscité ma vocation...
Erual
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Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Erual »

Ahah, j'avais bien repéré l'analyse Bourdeuienne :mrgreen:
Lyanes a écrit :Et alors ma question pour vous quatre qui avez baigné dans un milieu et finalement y êtes (plus ou moins) resté (je t'inclue aussi dedans Erual!): est-ce un "héritage" lourd à porter? Comment gérez-vous le fait de venir ajouter une pierre à l'atavisme familial?
Je le considère pas forcément comme un truc déterminant dans ma vie en fait. Je suis pas non plus la pierre apportée au monument familial, enfin si mais... à ma manière. Disons que je suis très heureuse d'avoir baigné dans un milieu où on me laissait librement faire mes choix. Après, certes j'ai été influencé, surtout en bien d'ailleurs, mais ça reste ma volonté, mon ressenti, et mon opinion. En fait, je pense qu'on est tous plus ou moins influencé par l'opinion des parents dans l'enfance mais qu'au fur et à mesure qu'on grandit et qu'on rencontre des nouveaux horizons (autres que parents/familles), on s'ouvre au monde, et on se crée notre propre opinion. Parfois, la plupart du temps même, ça se passe par la période d'opposition (souvent à l'adolescence ?). Je sais que là quand je discute avec mes parents sur des sujets de société, je suis plutôt d'accord avec ma mère tout en ayant quand même pas mal de désaccord... et heureusement en fait. Avec mon père, c'est autre chose, on est jamais d'accord ou presque.

Mais justement, j'ai toujours été habitué à cette opposition des idées entre mes parents, notamment à table (c'était d'ailleurs un plaisir de lancer les sujets les plus polémique type - Israel/Palestine à table!)

Ça me fait penser à un article de presse que j'ai eu à mon concours qui parlait justement de cette période d'opposition. Et ça disait qu'il y avait beaucoup de différences avant et après mai 68. Avant 68, les jeunes avaient beaucoup plus cette opposition à leurs parents (notamment au niveau du sexe) ; alors qu'après 68, donc maintenant aussi, les jeunes préféraient de plus en plus rester dans leur confort. L'exemple qui m'a marqué c'était le fait qu'avant, "les jeunes allaient contre la contrainte pour faire l'amour", alors que "maintenant, ils ont l'autorisation de faire l'amour sous le toit de papa maman" (en gros de gros quoi). C'est un peu les extrêmes, mais je trouve ça plutôt réaliste. Ça va dans ton sens je pense, le besoin de dépasser les contraintes, les barrières qui nous poussent à être indépendant plus vite. Je peux retrouver l'article si ça t'intéresse (j'ai eu 14 en plus en parlant d'homosexualité dans mon devoir!). C'est vachement discutable, je crois d'ailleurs que j'ai dit dans mon devoir qu'on retrouvait tout aussi bien cette opposition aujourd'hui.

En fait, je dirais même qu'on construit notre "soi", notre "voie professionnelle", etc etc, par le biais d'influence(s) et d'opposition(s)... avec la famille en premier lieu, mais aussi notre environnement. T'illustres aussi un peu c'que j'dis avec ton exemple je trouve ^^

J'espère que j'me suis pas trop éparpillée!
Dernière modification par Erual le ven. sept. 03, 2010 5:59 pm, modifié 2 fois.
Zünisch
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Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Zünisch »

Il dit qu'il a plus de genoux.

:mrgreen:

Moi c'est tout pareil qu'Old Freak. Depuis petite, je veux être médecin. J'ai des photos de moi déguisé en toubib qui le prouve. Mes deux parents étant dans le monde médical, il y a peut être eu influence. Mais dans ce cas là, pourquoi de mes 5 autres frères et soeurs ont embrasé des carrières qui n'ont aucun rapport avec la médecine ? C'est d'ailleurs cet élément qui fait que je ne crois pas franchement à la reproduction en ce qui me concerne. Ou alors, je préfère ne pas y croire. Mais plutôt en une "prédisposition" non encouragée, ni découragée -du moins consciemment- par mes parents. Ils se sont "contentés" de me soutenir une fois mon choix fait. :)
cléo
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Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par cléo »

Me concernant, je dirais en partie responsable mais par des voies plus ou moins détournées.

Déjà il faudrait différencier l'influence de mon père de celle de ma mère (Parents divorcés)

Mon père, même s'il ne s'est intéressé à mes études que du point de vue des résultats, donc sans m'accompagner pour les devoirs, l'orientation... m'a toujours tenu un discours se résumant ainsi: "bosse à l'école pour pas faire un métier de con comme le mien (il est couvreur)".
En gros, il fallait que je me trouve un job de planqué. De son point de vue, prof répond bien à cette définition.
En dehors de cette injonction, liberté totale mais aussi soutien total.

Ma mère, que je ne voyais qu'un we sur deux, n'en a jamais eu rien à faire de mes études. Je crois quand même qu'elle a été fière le jour où j'ai eu mon bac (le truc qui devait lui sembler absolument inaccessible, à elle qui a quitté le systême scolaire traditionnel en 5°). Mais pour la suite, je ne suis pas sûre qu'elle sache quel diplôme j'ai obtenu dans le supérieur. En même temps, la fac pour elle c'est un peu "rdv en terre inconnue".
Par contre, là où elle a eu une influence, c'est très tôt je me suis mise en devoir de ne jamais devenir comme elle. J'ai tout fait pour être son parfait opposé. Prof répond bien à mon attente.

Au final, je fais ce que je voulais et j'en suis plutôt satisfaite. (C'était pas dans la question mais tant pis)
mestic
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Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par mestic »

Je me considère comme chanceuse d'avoir pu bénéficier de cet héritage (plutôt que de la passion du tuning par exemple ou de la collection de peaux de cacahuètes) et de continuer à porter plus loin cet amour de la littérature, de l'Histoire.
De plus j'ai l'impression d'avoir un lien invisible plus fort avec ma mère et ma grand-mère qu'avec n'importe quel autre membre de ma famille parce que nous avons cet amour en commun et la même passion lorsque nous discutons.
C'est quelque chose que j'aimerais beaucoup partager avec mes enfants, bien sûr je ne les aimerais pas moins si ce n'est pas leur truc, mais je pense qu'une partie de moi sera peut-être déçue que le chemin s'arrête.

Bref pour moi c'est du 200 % positif !
Prince Hypocrite
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Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Prince Hypocrite »

Je rejoins un peu Erual dans mes propos (enfin, je crois) et ceux de Mestic aussi..
Personnellement, je ne vois pas cela comme un héritage "lourd à porter" comme tu dis.. Je suis plutôt fière de ce qu'il m'a apporté, & je m'y plais.. Ce n'est pas comme s'il m'apportait des "dettes".. S'il m'avait posé problème, j'aurais fuis vers quelque chose d'autres, non ? J'aurais été la tache se dirigeant vers une filière S.. Comme je le disais, le seul moment où ça m'a "pesé", c'est lorsque j'ai annoncé officiellement que j'arrêtais la coiffure & que j'ai entendu toutes ces remarques àlakon.. Bref, je me sens bien dans le monde des livres, et c'est dans ce monde que je veux continuer (en réalisant, entre autre, un rêve de gamine, qui est de posséder un jour une pièce remplie d'étagères hautes jusqu'au plafond, elles-mêmes pleines à craquer de bouquins; bref).. Et en même temps, je me détache un peu de ce monde, puisque je fuis l'éduc nat (en même temps, quand on voit ce que ça devient, c'est normal \o/ )..
Cependant, je ne suis pas consciente du fait de "rajouter une pièce à l'édifice".. Je vis ma vie c'est tout, avec comme bagage le contexte dans lequel j'ai grandi.. Mais si effectivement il y a un édifice, alors je suis contente de le consolider; et je le consoliderais encore, car j'espère bien que mes enfants accrocheront autant au monde du livre que moi (ou au moins de la littérature, et des langues)..

Je pourrais aussi consolider cette image de "tradition familiale" en parlant de mes frères et soeurs, notamment mon frère qui, lui, pour l'instant, se destine à devenir prof d'histoire-géo; il reste dans le thème.. & pourtant il est plutôt bon en maths (je m'avance peut-être, on verra comment il s'en sort en seconde).. C'est lui qui a décidé de son avenir, personne ne lui a soufflé l'idée, personne ne l'oblige à faire quoi que ce soit.. Alors oui, certainement, les appréciations que l'on peut avoir ici ou là sur nos projets nous confortent dans notre voie.. Mais à la base, c'est son choix..

J'ai l'impression de tourner en rond dans ce que je dis '-'
Erual
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Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Erual »

Zünisch a écrit :C'est d'ailleurs cet élément qui fait que je ne crois pas franchement à la reproduction en ce qui me concerne.
Je pense que faut distinguer la reproduction sociale, et le fait d'être influencé par son milieu.

Parce que le premier, c'est un terme fort je trouve, ça impliquerait qu'il n'y a pas de possibilité de changement de l'individu, ou très peu. Ça impliquerait qu'un individu X vivant dans un milieu plutôt défavorisé ne peut que rester enfermer dans une sorte de "destin", dans un fil conducteur où il tournera en rond. Or, on connait des gens qui ont bien bougé de leur "milieu" si on peut dire ça comme ça ; Zidane, non ? Exemple bidon, j'avoue... Enfin, ça mettrai au feu tous les espoirs des éducateurs spécialisés ... Et donc sur le coup, je n'y crois pas trop non plus.

Par contre, le deuxième est probablement facilement démontrable. Puisque l'individu vit dans la société, avec d'autres individus, et est de ce fait très fortement influencé par autrui. Même inconsciemment... et après, ça revient encore au fameux débat de l'innée et de l'acquis. Qu'est ce qui est inné, et qu'est ce qui est acquis ?
Tiens, ça me fait penser à un extrait du discours sur la servitude volontaire de La Boétie ; "On raconte que Lycurgue, le legislateur de Sparte, avait nourri deux chiens, tous deux frères, tous deux allaités au même lait. L'un était engraissé à la cuisine, l'autre habitué à courir les champs au son de la trompe et du cornet. Voulant montrer aux Lacédémoniens que les hommes sont tels que la culture les a faits, il exposa les deux chiens sur la place publique et mit entre eux une soupe et un lièvre. L'un courut au plat, l'autre au lièvre. Et pourtant, dit-il, ils sont frères !"

Bon, je vous promets, c'est mon dernier message, après j'arrête mes bafouilles. En plus j'suis p'tetre aller trop loin.
Rusalka
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Inscription : jeu. sept. 04, 2008 6:35 pm

Re: Vos parents/familles & vos orientations ... professionne

Message par Rusalka »

Lyanes a écrit :
Rusalka a écrit : Disons que ma famille (au sens large) est très ancrée dans l'Educ'nat', que ma mère voulait être instit mais n'a pas pu, et que du coup, on voyait bien la Rusalka prof. Bon, d'accord, prof de musique si ça lui plaît :gn: . Mais j'en ai décidé autrement. Oui, à un moment donné j'ai pensé à l'agreg... mais j'ai déchanté, et je voulais m'impliquer de manière différente dans la musique.
Et alors ma question pour vous quatre qui avez baigné dans un milieu et finalement y êtes (plus ou moins) resté (je t'inclue aussi dedans Erual!): est-ce un "héritage" lourd à porter? Comment gérez-vous le fait de venir ajouter une pierre à l'atavisme familial?
A l'époque où je pensais devenir prof (mais ça n'a pas duré plus de 3 ans cette idée :erm: ), je voyais aucun problème à reprendre ce flambeau "fonction publique", ça faisait un sujet de débats avec feu mon grand-oncle lui-même prof, c'était un peu une histoire de "vocation" (brève, et presqu'intense) aussi. Pas de lourdeur là-dedans, donc.

Par contre, aujourd'hui, il vaut mieux pas me parler de fonction publique.
Et il n'est pas question d'héritage non plus. Je considère que chacun fait ce qu'il veut de sa vie, pour le coup c'est vraiment un choix strictement personnel (même si chacun peut recevoir des influences pour ce choix).
Et comme je suis à cheval entre le public et le privé en ce moment, c'est plutôt sources de tensions, donc j'ai du mal à être claire dans mes pensées et propos. :oops:
Désolée.
Mais vos remarques sont intéressantes, hein, je vais continuer à lire quand même :euh: !
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