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 Sujet du message: Le malheur d'être née.
MessagePublié: Dim Juin 26, 2016 18:32 
Timide
Timide
Hors-ligne

Inscrit le: Lun Mai 30, 2016 22:12
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Par ou commencer... C'est tout nouveau pour moi et je vais probablement pas finir ce que j'ai commencer car c'est toujours comme ça.

J'ai lue sur internet que d'écrire ce que l'on ressentait faisait du bien alors je me lance.

Actuellement, je m'appelle Alisson, j'ai 18 ans et je suis une fille. Certains m'appelle Lili, d'autres Ali. Personnellement, j'aime que les gens m'appelle Dany.
C'est la tout mon problème. Je vous explique. Génétiquement, physiquement, je suis une fille, mais à l'intérieur, je me sent homme. Peut être que pour vous c'est difficile a comprendre ; pour le moment, pour moi aussi. Pour bien que vous compreniez, il vaut mieux commencer par le commencement.

Je suis née le 22 Août 1997, A l’hôpital de Meaux, vers 8 heure du matin. La petite huitième de la famille, et la dernière. Avant moi il y a Sabrina et Kathaline (Jumelles), Orianna, Johnny, Yann et Jean-Pierre (Quadruplés), et Mélissa. J'imagine que, pour ma mère, ce fut un grand bonheur de m'avoir. Pourtant, de mon coté, je me dis que je n'aurait pas du être née. Ou en tout cas pas dans ce corps ci.

J'étais toujours en bonne santé, jamais de problème quand j'étais en maternelle, je faisait même partie de ces enfants surdouée. D'après ce que ma mère ma dis, quand j’étais petite, j'aimais me battre, je battait souvent les garçons, ils finissait souvent avec des bleus et les parents se plaignait au profs. A y penser maintenant je trouve ça marrant et j'aurais aimer m'en souvenir.

Vers l'age de 4 an, j'ai jouer dans un film appeler « Un monde presque paisible ». Enfin, jouer est un bien grand mot, je dirais que j’étais figurante. Les producteurs, ou en tout cas les gens, se plaignait que j'avais ''Trop d'énergie''. Ça aussi, j'aurais bien aimer m'en souvenir. C'est pas tout les jours qu'on joue dans un film !

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimer les trucs de garçon et je demander toujours des jouets de garcons pour les noels & les anniversaires. Des fusils, des jeux vidéos de guerres, des ballons, un vélo de garcon, puis j'ai toujours été attirer vers l'armé, les sports de combat, le foot, même si je n'était pas très bon en foot, j'y reviendrait plus tard. Mes sœurs me disait garçon manqué, et j'aurais bien voulu que ce soit ça.

C'est quand je suis arriver en primaire, c'est la que ça s'est dégrader.

Je n'avait aucuns ami(es), ou en tout cas très peu de filles car j'en avait peur, et recevait quelques insultes..
On me disait trop garçonnes.

A la maison, ça allait, c'était bien le seul endroits ou je me sentait en sécurité ; avec ma famille. Nous habitions a l'époque dans un plein pied, deux étages. Au rez de chausser, il y avait la cuisine, la salle a manger/salon, la chambre de mes parents, ma chambre et la salle de bain. Au premier, les chambres de Sabrina et Kathaline, Johnny, Yann et Jean-Pierre, et Melissa ainsi qu'un cagibi. La plupart de mon temps j’étais dehors a m'amuser et a jouer. Nous avions dans ce terrain un Sol Pleureur. J'adorais cet arbre, c'était la chose que j'ai regretter le plus quand on a déménager. J'avais même demander a ma mère si on pouvait le déterrer ; ce qui était impossible, il était bien trop grand.
Je me rappelle du camion de pompier que j'avais, des centaines de peluches sur mon lit, de ma chambre bleu... C'était de bon souvenirs. D'autre choses que je me rappelle de cet époque c'est de regarder mon père se raser et l'aider dans cet tache ou encore quand, vraiment très peu de fois, il avait un costard, ou quand il passait la tondeuse, très rarement ça aussi.

Que je soit franche, je n'aime pas mon père, et ça n'a jamais été l'amour fou. On s'engueulait tout le temps. Ma mère était la seule personne a bosser dans la maison. Que ce soit pour faire a manger, ranger la maison, ou s'occuper de moi ou de mes frères et sœurs. Mon père ne s'est jamais occuper de nous comme un vraie père l'aurais fait. Tout ce qu'il se contentait de faire, c'était d'aller bosser, rentrer, manger et aller dormir sur le canapé. Il fallait vraiment que maman lui disent encore et encore pour qu'il se décide a la faire cet pelouse.

Dans notre entourage, il y avait aussi Brigitte et Jennifer, et Roger et... Je ne me rappelle plus du nom de sa femme.

Brigitte est ma tata. Pas de sang. Elle était amie avec ma mère et ma mère a choisit de faire d'elle ma tante. Jennifer, elle, dans la logique des choses, est ma cousine. On est pas du tout proche. A l'école, quand elle était avec ses copines, elles venait m’embêter, a m'arracher les cheveux... Bien entendue, quand j'en parlait a ma mère, elle le niait du tout au tout et c'est moi qui passait pour la menteuse. A l'heure actuelle, elle a 22 ans, et on va dire que la vie c'est venger.

Roger était un voisin que j'adorais, super simpas, en tout cas pour moi. Je ne trouve pas beaucoup de chose a dire a ce sujet a part que je l'aimais bien.

Coté familles il y a aussi ma grand mère, Johanna, que j'aime comme une personne qui peut aimer sa grand mère. Aujourd'hui, elle est atteint d'Alzheimer, et d'un cancer de la gorge. Et il y a aussi toutes mes tantes et oncles, de sang cet fois, en Hollande. Ma grand mère est d'origine Hollandaise et s'est marier en France.


A l'age de 7 ans, c'est là que j'ai eu mon premier ''petit copain''. Je le met entre guillemet car, a cet age, c'est plus des amis qu'autre chose ; en tout cas de mon doté. Je le voyait plus comme un pote qu'autre chose. Ca n'a pas durer longtemps ; environ quelques semaines, ensuite il a déménager, et moi aussi. On ne s'est plus jamais revue.

De Trilport on a déménager a coté de Montmirail, un petit village tranquille dans le 02. Ça m'a beaucoup changer car on était en ville et la on allait habiter en pleine campagne. C'était très différent. Mais j’étais contente car j’étais sure que je n'allais plus être embêter a l'école et que j'allais être donc mieux. Ce n'était pas le cas. J'avais 8 ans.

Nouvelle endroits, nouvelle école. Les deux ou trois premier jours s'était bien passer, je m'était fait deux ou trois amis, toujours masculins. Mais après, on a commencer a, encore, me donner des noms. Garçon manqué, bulldog, etc... Ça me faisait vraiment mal au cœur. Je rentrait a la maison en pleur et je finissait vraiment renfermer sur moi même. Encore ici, le seul endroit ou je me sentais en sécurité c'était a la maison, avec ma mère. Cet fois ci, a la maison, ce n'était plus aussi calme qu'avant. Ça allait encore moins entre mes parents, je m'engueulait encore plus avec mon père, et je commençait avec ma grand mère. Orianna, Sabrina et Kathaline avait quitter la maison... Il restait donc Melissa, Jean-Pierre, Yann et Johnny.

Je me suis jamais vraiment entendue avec Mélissa, faut dire qu'elle arrêtait pas de me voler mes affaires, donc faut comprendre que je lui en voulais a cet époque.

Avec mes frères je me suis toujours bien entendue, surtout avec Johnny depuis qu'il m'a fait connaître la Ps ! Ma mère trouvais que c'était trop violents mais moi je ne trouvais pas. Donc on continuait. Le jeux que je détestait le plus c'était Resident Evil. J'ai toujours eu peur de ce jeux et même maintenant.

Jean-Pierre lui a quitter la maison rapidement et est partit a l'armée. Je l'enviait, et aurais aimer être a sa place, même si il n'y est pas rester longtemps. J'adorais quand ils venait a la maison en tenue. Quand a Yann, lui aussi a essayer l'armée plus tard mais lui non plus n'y est pas rester longtemps.

Les matins avant d'aller a l'école, je faisait tout le temps d'être malade. Je n'avais plus envie d'y aller et j'avais des notes pas terrible. C'est en primaire la bas que j'ai eu ma première petite amie. Oui, avec un ''e''. Je me sentait mieux, plus normal étant avec une fille que quand j'était avec mon petit copain a Trilport. Je ne trouvais même pas ça bizarre. Ma mère n'a jamais su que j'était avec une fille a cet époque et je crois que ses parents a elle non plus. On habitait dans le même village donc on se voyait souvent. On est pas rester longtemps ensemble car au bout d'un moment cela s'est su dans l'école et j'ai dénier tout par peur de ce que les autres dirait. J'avoue, c'était asser dégueulasse de ma part. On ne s'est plus jamais reparler depuis.

A la maison, je commençait vraiment a etre une ''femme''. J'avais des bosse qui commençait a venir sur mon torse et j'en avait peur. Je n'en voulais pas.

Le temps a passer, et arriver au collège ce ne s'est pas arranger non plus, c'était pire. Un des élèves m'avait même frapper et casser mon coccis. Je ne m'était pas plaint car j'ai cru que ça allait être encore pire, on m'aurais traité de ''rapporteuse''. Alors je n'ai rien dis, et j'ai garder ça pour moi. Je me suis toujours dis que j’allai me venger de ces personnes un jours ou l'autre, mais maintenant je m'en fout. Ça ne sert plus a rien. En fait, je devrais plutôt les remercier, ça m'a endurci.
Je ne vait pas en dire trop sur cet époque, trop de choses s'est passer et ce n'est pas facile a en parler. J'ai eu deux petit copains. Copains parce que je voulais me sentir normal. Et ce n'était pas en sortant avec des filles que ça allait aller de mieux en mieux. Mais en étant avec des garçons, je ne trouvait pas ça normal, comme si j'était quelqu'un d'autre. De toute façon, j'ai toujours su que je n'était pas la personne que je laissait paraître.

C'est à 12 ans que j'ai quitter l'école. Je n'en pouvais plus de tout ça et j'avais des notes horrible. Pour vous dire j'avais 2 de moyenne. Puis je me suis inscrit au CNED ; et j'ai appris a la maison.

Ce que je ressentait était bizarre, je n'arrivais pas à mettre un nom dessus. Je détestait tout ce qui était de filles, et adorait tout ce qui était de garçons. Je me demandais pourquoi moi je n'était pas un garçon, mais ça je ne pouvait pas en parler. Alors la encore, je l'ai garder pour moi et je me disait que ça allait passer. Sauf que ce n'est pas passer, même si j'essayais de vivre normalement. J'essayais d'être une fille, a mettre des bons habits, du maquillage, de me comporter comme une fille ; d'être une personne que je ne suis pas.
Vers l'age de 14 ou 15 ans, j'ai en partie mis un mot sur ce que j'était. J'était gay. Lesbienne serait le mot exact mais je n'ai jamais aimer ce mot, donc je me disait « Je suis Gay, c'est tout, ça va aller mieux maintenant ». Me disant ça, j'avais encore du mal a l'accepter et je ne me sentait pas plus normal pour autant, et le dire a ma mère était pour moi impossible car j'avais peur de sa réaction.

A 16 ans c'est la que j'ai connue ces personnes qui était « Trans-genre ». Cet chose la m'était très inconnu, j'avais aucunes idées de ce que c'était. Cela m'a parut bizarre mais je me suis poser la question de qui j'étais vraiment, comment je me sentait.
J'ai essayer de ne plus penser à ça, mais je ne pouvais plus l'ignorez.

Comment je pouvait encore continuer à l'ignorer ? Je n'était, et je ne suis pas heureuse avec mon corps.

J'ai commencer à détester les personnes qui utilisait le pronons féminins, ou a utiliser mon nom, ou seulement les personnes disant que j'était « Belle ». Pour moi c'était ''Il' et ''Beau''. Bien sure, je ne montrait pas que cela me blessait presque quand ils utilisait les pronons féminins. Je crois que je suis passer maitre en l'art de cacher qui je suis.

Aujourd'hui j'ai 18 ans, bientôt 19, et j'aimerais être fier de dire « Je suis transgenre ». Mais j'ai peur que cela n'arrivera pas.

J'ai fait mon CO a ma mère il y a 1 mois. Je lui ai dis que j'était Gay, elle l'a accepter, je lui ai dis que j'était trans-genre, elle ne l'a pas du tout accepter.

Aujourd'hui, je regrette de lui avoir dis. Pour alléger les choses, j'ai dis que oui, peut être que ce n'est qu'une phase, mais je sait qu'a l'intérieur, ce n'est pas le cas.

Actuellement, il y a mon meilleur ami, 4 autres ami(es) et mon frère et mes trois sœurs (Orianna, Sabrinna et Kathaline) qui savent ce que je ressent et qu'il l'accepte. Mais ils ne savent pas que j'en ai parler a ma mère. J

J'aurais espérer que ma mère accepte qui je suis et m'aide, mais ce n'a pas été le cas. C'est pour ça que je pense que je ne serait jamais qui je suis vraiment. Pas parce que j'en ai pas envie, mais car je ne veux pas décevoir ma mère qui est tout pour moi. Tout les espoirs que j'avais, pour enfin être heureux, commence à s'en aller. Je ne veux pas que ma famille soit détruite a cause de moi.

Je voulais juste partager ce que je ressent et pourquoi pas, avoir un peu de vos avis.


Merci a tout ceux qui répondrons.

Ps.: Désoler si c'est très long. J'ai oublier beaucoup de détails.


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 Sujet du message: Re: Le malheur d'être née.
MessagePublié: Lun Juin 27, 2016 16:18 
Homo sapiens
Homo sapiens
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Hors-ligne

Inscrit le: Sam Avr 30, 2016 16:31
Localisation: Rouen
Age: 23
Genre:
Salut Dany :souris:
J'ai lu tout ton récit, je vois bien que tu souffres mais je pense que certaines personnes sur ce forum sont plus apte à te répondre que moi. Mais sache qu'ici, tu trouveras du soutien et des conseils :copain:
Mais tu devrais être plus concis. Ça permettra aux gens de mieux te répondre :^^:


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 Sujet du message: Re: Le malheur d'être née.
MessagePublié: Lun Juin 27, 2016 17:41 
QueerAssez PotemKhîpe
QueerAssez PotemKhîpe
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Hors-ligne

Inscrit le: Dim Jan 10, 2010 23:20
Localisation: A l'Ouest de Guildo Horn
Salut Danny.

Je comprend que ton ressenti est difficile, et tiraillé entre des désirs contradictoires.
C'est d'ailleurs assez normal en soi, et même si ça te parait aujourd'hui impossible : ça s'arrange avec le temps.

Il y a quelque chose dans le processus de "devenir adulte" qu'i va être important de comprendre et d'accepter : on ne vit pas pour nos parents.
Quoi qu'on fasse, on est jamais l'enfant idéal qu'ils ont rêvé.
On désir rarement ce qu'ils souhaitaient que l'on désir, on a rarement le corps et les pensées qu'ils nous imaginaient quand ils rêvaient de cet enfant hypothétique et parfait.

Les parents doivent apprendre - et c'est aussi ce qui rend les relations parents/enfants si compliqué à l'adolescence - à faire le deuil de cet enfant imaginaire.

Et les enfants doivent apprendre à faire le deuil du monde idyllique à la "7 à la maison" ou à Lorelei et Rory dans "Gilmore Girls " où tout le monde serait hyper heureux, aurait des aspirations communes et compatibles, complices comme jamais.

Où je veux en venir avec ça ?
Que tu es à un moment charnière de ta vie.
Un moment charnière où il va falloir que tu trouves le courage pour te faire confiance. Et pour choisir de faire/vivre/être ce que toi tu désires, et non pas ce que tu penses que tes parents veulent.
Sinon, tu vas passer à côté de ta vie.

_________________
Tu sais, la prof/collègue/meilleure amie dont tu es folle et qui est en couple avec son copain depuis 8 ans ? Quand elle t'a souri il y'a six mois en te rendant ton crayon, ou qu'elle a mis un sucre dans ton café ou fini son sms par un smiley : ce n'était pas une déclaration d'amour réciproque interdit. Elle était juste polie. Alors arrête de te faire des films, et va draguer des gouines.

"Avoir l'esprit ouvert ne signifie pas l'avoir béant à toutes les sottises" - Jean Rostand.


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