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 Sujet du message: Vivre au RSA
MessagePublié: Mer Jan 02, 2019 19:37 
Homo sapiens
Homo sapiens
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Inscrit le: Mar Nov 15, 2016 23:44
Bonsoir,


J'aimerais avoir votre avis sur une chose car je sais que la plupart des personnes sur ce site sont assez ouvertes sur les modes de vie "alternatifs".

J'ai eu en 2017 un concours de l'éducation nationale réputé parmi les plus difficiles à avoir (et en plus avec un super classement) mais je n'aime finalement pas cette profession dans le cadre de l'éducation nationale (trop d'élèves irrespectueux et méprisants mais ce n'est pas le pire : le pire c'est la hiérarchie et ses préceptes que je trouve souvent ineptes).

Résultat : je ne tiens que pour l'argent ces derniers mois mais je m'épuise car je fais beaucoup de trajets pour me rendre dans mon lycée d'affectation.
Par ailleurs, comme j'ai beaucoup de couleuvres à avaler au boulot, j'ai tendance à compenser par mes passions durant mon temps libre (cinéma, lectures, musique, écriture, dvds...) et donc à m'épuiser car j'ai du mal à concilier vie professionnelle et vie personnelle et ça me pèse de plus en plus et je perds de plus en plus le fil.

Par exemple : je ne prépare pas mes cours, beaucoup d'improvisations pas toujours très bien calibrées et un perte d'intérêt croissant en conséquence pour la tâche (surtout face à des élèves qui n'en ont de toute façon rien à faire de ma matière pour au moins 85% d'entre eux).

Je sais que je ne m'épanouirai pas mieux dans un autre établissement donc j'ai peu d'espoir d'amélioration dans ce métier et pas envie de faire de reconversion non plus car je me suis enlisé dans l'éducation (j'ai travaillé durant 6 ans auparavant pour des organismes d'enseignement privé à domicile ou en établissement scolaire privé hors contrat & stages de préparation en groupe aux examens tout en prolongeant les études et en faisant différents masters dans divers domaines. J'ai aussi commencé une thèse en littérature).

Cela paraîtra aberrant à beaucoup : mais le statut de fonctionnaire que beaucoup de gens rêveraient d'avoir, je ne le supporte pas. Je trouve ça liberticide et je me sens corrompu.

Je me pose plutôt la question de soit me mettre en arrêt maladie quand je ne tiendrai plus dans ce métier (j'espère tenir jusqu'à cet été) et à plus long terme vivre avec le RSA et quelques petites missions comme je faisais avant.

Pensez-vous que c'est possible ce mode de vie alternatif au RSA (en effectuant quelques missions pour compléter) ou Macron va-t-il supprimer toutes les aides?

Mon message peut paraître cynique mais ce monde est pourri et je n'ai pas envie de m'y intégrer, je préfère écrire, regarder des films à l'infini et néantiser dans mon coin plutôt qu'être un bon petit soldat de l'éducation nationale avec tout ce que ça implique de corruption morale et surtout sur le plan personnel. Je préférerai vivre avec peu dans mon coin surtout que j'ai bien réfléchi et plus tu taffes plus tu payes de trucs.

Mes questions sont les suivantes et c'est plus pour ouvrir à la discussion :

1) cela vous paraît-il vivable moralement parlant?
2) trouvez-vous cela immoral de vivre ainsi? Et si oui pourquoi?

Le pire c'est que les gens autour de moi ne comprennent pas. Ils me disent "ah oui tu enseignes cette matière, c'est super, ça doit être passionnant, c'est un tel enrichissement pour les jeunes" ou ce genre de bêtises...

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« Avant moi, rien ne fût créé sinon d’éternel. Et moi je dure éternellement. Vous qui entrez, abandonnez toute espérance. »

Dante, La divine comédie, « L’Enfer ».


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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mer Jan 02, 2019 21:28 
Queer-Master
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Inscrit le: Mar Fév 21, 2012 16:25
Localisation: Rhemanien
Age: 31
Genre:
Personnellement, dans mon trip "le système est déficient et son fonctionnement ne me plaît pas", je suis pas du genre à conseiller de travailler plus pour gagner plus, ce serait même plutôt l'inverse. Après, le mieux à faire à mon avis, c'est :
1. De réfléchir pour voir comment tu peux t'organiser pour vivre comme ça, avec une paye bien moindre ;
2. De tester ;
3. De faire le point et de voir ce qui te convient le plus.

C'est clair que si tu veux privilégier, dans ta vie, le temps libre et la disponibilité au salaire et à l'ambition, tu devrais essayer. Perso c'est ce que j'ai fait, et je ne m'en veux pas du tout d'avoir pris cette voie. Mon bonheur passe par mon temps libre assez abondant : j'aurais pu dégotter un boulot plus valorisant et bien mieux payé, surtout avec l'expérience pro que j'ai à présent, mais ç'aurait été au détriment de ça.

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Natur ist Sünde, Geist ist Teufel;
sie hegen zwischen sich den Zweifel,
ihr mißgestaltet Zwitterkind.


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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mer Jan 02, 2019 21:58 
Homo sapiens
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Inscrit le: Mar Nov 15, 2016 23:44
Bah j'ai déjà plus ou moins testé puisque j'ai vécu plusieurs années comme ça et que j'ai retardé au maximum mon entrée dans l'EN. Et j'ai bien fait car pour faire carrière là dedans il faut un profil bien étriqué. Tous les gens que j'apprécie ont souffert dans ce système.

Après nos situations sont différentes car tu as quand même trouvé quelque chose qui te convient apparemment.

Tu es dans quel secteur ?

Moi je veux juste faire ce que j'ai toujours voulu : journaliste culturel et écrivain. Et sans doute me mettre à la réalisation aussi.

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Dernière édition par Caïn Marchenoir le Mer Jan 02, 2019 22:12, édité 1 fois au total.

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mer Jan 02, 2019 22:07 
Queer-Master
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Inscrit le: Mar Fév 21, 2012 16:25
Localisation: Rhemanien
Age: 31
Genre:
Je bosse aussi dans l'enseignement, mais en école d'ingé. Après je suis pas prof, mais technicien, donc c'est (beaucoup) moins demandeur niveau horaires et travail.

Mais bon c'est bien que tu aies essayé, ça te permets d'avoir un point de comparaison.

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mer Jan 02, 2019 22:11 
Homo sapiens
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Inscrit le: Mar Nov 15, 2016 23:44
Moui.
Je finis l'année et ensuite j'espère faire autre chose en septembre 2019.
Même relativement précaire mais je sais que pour moi il faut une activité professionnelle minimale quand même.
Quelques heures dans une institution assez libre m'irait. Et des petites missions ailleurs si ça me laisse le temps de faire complètement autre chose.

Tu as été dans l'éducation nationale aussi ?

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Jeu Jan 03, 2019 9:57 
Queer-Master
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Inscrit le: Mar Fév 21, 2012 16:25
Localisation: Rhemanien
Age: 31
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Non, franchement apprendre des trucs à des gamins, c'est très loin de vendre du rêve pour moi :lol:
J'aurais pu essayer le privé aussi (dans l'industrie ou la R&D), mais ça me tentait clairement pas. J'ai eu la chance, après avoir eu beaucoup de mal à trouver du boulot (sorti d'école pendant la crise de 2008), de tomber sur des trucs sympas, pour finir là où je suis actuellement. Mais même si on est seul la plupart du temps et que les journées pendant lesquelles les élèves sont là sont assez musclées, j'ai pas envie de changer ma condition.

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Jeu Jan 03, 2019 11:08 
Homo sapiens
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Inscrit le: Mar Nov 15, 2016 23:44
J'aimerais justement bien être seul dans mon travail car du fait de ma personnalité un peu spéciale qui a pu ressortir ça et là, je crois que je suis également loin d'être le prof qui vend du rêve aux élèves (et aux collègues/et au CDE/et aux IPR). :lol:

Et encore, je me contiens...

Tu as bien de la chance : j'aurais bien aimé tomber sur des "trucs sympas" comme tu dis mais je suis aujourd'hui désespéré d'y parvenir . Je suis monté sur Paris (comme on dit à l'ancienne^^) après ma licence dans le domaine des humanités en 2012 en espérant intégrer facilement le monde de la culture et du cinéma en tant que journaliste pour commencer et en espérant mener des projets à bien ensuite et je me rends compte que comme tant de jeunes j'ai rêvé. J'avais 22 ans, j'étais encore naïf et plein d'illusions sur l'avenir.

Petit à petit, il a fallu gagner ma vie et je n'ai rien trouvé d'autres (ce n'est pas faute d'avoir postulé) que des boulots en rapport avec l'enseignement.
Bon, il faut dire que j'ai fait des études dans le domaine des lettres, des sciences humaines et de l'art aussi. Ce qui condamne à cela (ou/et au suicide :mrgreen: ).

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Dim Jan 06, 2019 14:12 
QueerAssez PotemKhîpe
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Inscrit le: Dim Jan 10, 2010 23:20
Localisation: A l'Ouest de Guildo Horn
Foi de producteur : si déjà l'éduc nat tu as du mal, n'espère même pas te mettre à la réalisation.
Le cinéma est un art mais aussi une industrie, et un film ne se fait pas seul dans son coin. Il faut des aptitudes sociales très fortes pour faire ce métier et supporter diverses pressions que tu interprétera comme "hiérarchiques" sans en faire une maladie.
Qui plus est, c'est un métier, qui s'apprend, et ça prend des années et beaucoup de modestie.

Essaie d'écrire ou de faire des piges mais vu ce qui ressors de ta personnalité sur le forum, la réalisation ne semble clairement pas faite pour toi.

Pour ce qui est de ton envie de vivre au RSA, je déconseille.
Le RSA permet de tenir, mais à la moindres merde tu es dans une merde noire.
Et le fait d'avoir tout le temps des problèmes d'argent ne permet clairement pas d'être concentré sur ses créations, sur ses écrits. C'est un cancer.

Par contre, un travail à mi-temps ...
Que ce soit en demandant un mi-temps à l'EN pour essayer, ou faire un mi-temps dans un job où tu es subalterne et où on attend rien de oi que d'exécuter, genre 20h ou 25 semaine ...

Faire 2,5 ou 3 jours dans une usine ou dans une boutique, ça te laisse 4 à 5 jours par semaine pour faire ce qui est important pour toi.

Tu devrais tenter, voir si ce compromis ne pourrait pas te convenir.
C'est beaucoup plus sécurisant que d'être 100% dépendant des aides.

_________________
Tu sais, la prof/collègue/meilleure amie dont tu es folle et qui est en couple avec son copain depuis 8 ans ? Quand elle t'a souri il y'a six mois en te rendant ton crayon, ou qu'elle a mis un sucre dans ton café ou fini son sms par un smiley : ce n'était pas une déclaration d'amour réciproque interdit. Elle était juste polie. Alors arrête de te faire des films, et va draguer des gouines.

"Avoir l'esprit ouvert ne signifie pas l'avoir béant à toutes les sottises" - Jean Rostand.


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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Lun Jan 07, 2019 21:55 
Homo sapiens
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Inscrit le: Mar Nov 15, 2016 23:44
En me relisant je trouve le titre de mon sujet et son contenu un peu radical mais en plus d'être malade j'ai eu une forme de dépression durant ces vacances de Noël (c'est la période) avec - comme souvent durant les derniers jours de vacances - une crainte croissante de retourner au boulot.
Je m'angoisse tellement que la rentrée est toujours moins pire que je n'imaginais. Même ma classe difficile (qui me bordélise régulièrement) semblait un peu léthargique.

Il est vrai qu'un mi-temps en restant dans l'EN peut être une bonne solution avec la maîtrise qui commence à venir, ou du moins l'habitude, encore faut-il qu'on me l'accorde!

Ensuite le problème des mi-temps de l'EN c'est que ça peut être des pièges quand on est affecté à 1h30 de chez soi et qu'on nous met nos 10 ou 12 heures (selon le type de mi-temps) sur 4 jours (ou pire : sur 5 jours mais là c'est vraiment abusé).
On passe son temps dans les transports et on a l'impression de bosser à temps plein car au final, quand tu as trois heures de cours dans une journée, tu passes quand même la journée au lycée à corriger les copies et à préparer des cours.
On dit que les profs ont peu d'heures mais si on veut assurer un minimum les premières années faire du 8h-20h à bosser au lycée n'est pas rare! Même quand on a que 2 ou 3 heures de cours dans la journée. Et j'ai même des collègues qui ont bien plus de métier qui font de même.
En tout cas, pour 1200 euros environ (salaire mi-temps 60%), ça ne vaut plus trop le coup car au final on ne fait que ça.

C'est le cas d'un ami qui a fait ce choix et à qui ça a été accordé. Il a son EDT sur 4 jours et il ne ressent pas le bénéfice de son mi-temps ou de manière minime.

Du coup j'hésite à en demander : perte de la moitié du salaire ou de 40% sans réel bénéfice. Bon, c'est sûr que tu es quand même moins fatigué en contrepartie mais tu ne peux pas pour autant t'investir dans autre chose.

Ensuite pour ce que tu dis sur le monde du cinéma, ça m'étonne un peu. C'est certes un monde très dur mais il n'y a pas que le cinéma industriel, il y a aussi le cinéma d'art et essai et il n'y a pas que des requins dans le monde du cinéma.
Tu travailles dans le milieu de la production?

Pour ce qui est de faire des piges, j'en ai fait beaucoup...bénévolement!
Sais-tu comment faire pour réussir à devenir pigiste rémunéré (dans la presse culturelle)?

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Lun Jan 07, 2019 23:45 
Homolo-Gay
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Inscrit le: Ven Mai 22, 2009 23:16
Localisation: 93, 24, ou alors dans un train !
Age: 33
Genre:
Salut,
Je ne sais pas si tu es en poste fixe, mais avant de quitter définitivement l'EN, tu peux aussi demander une mutation et voir comment ça se passe dans un autre établissement...
Les élèves méprisants qui n'en ont rien à battre des cours, tu en croiseras n'importe où : ce sont des adolescents !
Par contre, d'un lycée à l'autre, en fonction de l'équipe pédagogique, l'ambiance de travail varie et tout peut devenir plus simple et/ou plus intéressant. Le comportement des jeunes s'en ressent.
Après, si tu sens que l'enseignement n'est pas une vocation, c'est tout à ton honneur de t'en être rendu compte assez tôt et ne pas vouloir insister dans cette voie.
Mais laisse-toi quand même une chance, ou tente quand même le mi-temps. Puisque tu as un parcours et des projets "atypiques", exploite-les autant que tu le peux : ils apporteront beaucoup à tes élèves (même si tu as l'impression qu'ils s'en foutent).

_________________
"Alors j'entendis sa voix presque comme s'il se trouvait avec moi dans la pièce : "je n'ai jamais été raisonnable.""


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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mar Jan 08, 2019 9:32 
QueerAssez PotemKhîpe
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Inscrit le: Dim Jan 10, 2010 23:20
Localisation: A l'Ouest de Guildo Horn
Je te parle justement du cinéma art-et essais où si tu imagines liberté et carte blanche c'est que tu te fourre le doigt dans l'oeil jusqu'à l'orbite.
Je suis dans la prod art et essais, et je ne t'ai à aucun moment parlé de "requins" car ce n'est pas du tout la question. Je te parles juste de la réalité du travail de réalisateur, qui est assez loin de ce que tu imagines.

Si tu veux tu peux me poser des questions en MP.

Pour le mi-temps EN, j'ai aussi des potes à l'EN mais plus en primaire. Certains ont réussis à avoir des mi-temps sur 2 jours par semaine.
Donc, franchement, ça se tente.
Si le problème derrière est ta santé mentale, avec des symptomes dépressifs, tu peux tout à fait rentrer dans un parcours de soin et demander un mi-temps thérapeutique, aussi.

Bref, y a des options.

1200 euros par mois, c'est quand même beaucoup, beaucoup moins galère que 400 euros par mois.
Ca vaut le coup de tenter.

_________________
Tu sais, la prof/collègue/meilleure amie dont tu es folle et qui est en couple avec son copain depuis 8 ans ? Quand elle t'a souri il y'a six mois en te rendant ton crayon, ou qu'elle a mis un sucre dans ton café ou fini son sms par un smiley : ce n'était pas une déclaration d'amour réciproque interdit. Elle était juste polie. Alors arrête de te faire des films, et va draguer des gouines.

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mar Jan 08, 2019 16:27 
Homo sapiens
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Inscrit le: Mar Nov 15, 2016 23:44
Oui symptômes dépressifs chroniques depuis très longtemps mais associés à un type particulier de vitalisme créatif comme seule thérapie possible. pour moi.
Les psychothérapies et psychanalyses ne marchent pas très bien sur moi quand elles sont coupées de cette dimension essentielle à mon équilibre.

En fait l'idéal serait effectivement un mi-temps thérapeutique avec mon emploi du temps sur deux ou trois jours maximum et la possibilité de pratiquer une activité artistique (en l’occurrence quelque chose en rapport avec l'écriture et le cinéma) à côté.

Et pour les piges rémunérées?

Merci pour ta proposition de réponses autour du cinéma d'art et essai, ça m'intéresse beaucoup.

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mar Jan 08, 2019 17:26 
Distin-Gay
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Inscrit le: Jeu Jan 14, 2016 18:43
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As-tu essayé de parler avec un psychologue ou un psychiatre de TSA (trouble du spectre autistique)? Certains éléments m'y font penser.

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Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale, que d'être bien adapté à une société malade. "Krishnamurti"


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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mar Jan 08, 2019 20:27 
Homo sapiens
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Inscrit le: Mar Nov 15, 2016 23:44
Ben c'est bizarre que tu dises ça car j'ai déjà entendu des élèves dire ça sur moi : que j'étais un peu autiste sur les bords.

Après ça peut être ça ou autre chose. Fondamentalement ça ne change rien de se coller une étiquette sauf la manière d'être traité! A mon avis il faut se faire diagnostiquer surtout pour les avantages à la clef.

Je ne veux pas hiérarchiser les souffrances mais je connais des gens manifestement moins en souffrance que moi -ou mieux intégrés- dans le métier qui bénéficient de l'emploi handicap, notamment pour "bipolarité" avec de sérieux avantages : super lycée au centre ville très facile d'accès et très bien fréquenté alors que moi je suis en rase campagne car je n'ai aucune bonification.

En tout cas ta référence à l'autisme me trouble car j'ai deux anecdotes me reviennent à ce sujet :

"Moi j'ai Monsieur X, il est trop chelou, dans son monde, à moitié autiste. Des fois il y a du bordel ou des insultes pendant son cours, il ne réagit même pas et il continue à faire son cours alors que presque personne n'écoute ni prend de notes."

Et même pire une autre fois : le sous-entendre devant moi!
Une fois : "Monsieur, vous connaissez les autistes?"
Moi : "Pourquoi?"
L'élève (goguenard en regardant les autres) : "Comme ça, parce que j'ai vu une émission".

Je raconte ces deux propos parce que ton message m'y a fait penser mais ça donne le ton de ce que je subis avec les élèves et ceci également pour vous dire où j'en suis concrètement dans l'exercice du métier...

Et c'est vrai que dans mon cours les élèves peuvent être très grossiers et dire les pires insultes car je n'arrive pas à les punir. Pourtant si je mettais sur un rapport d'incident ce que j'ai entendu dans ma classe encore aujourd'hui, les fautifs seraient probablement exclus mais à quoi bon?

Je n'ai puni qu'une fois dans ma -certes courte- carrière et c'était pour un plagiat intégral d'un site internet que l'élève n'avait même pas pris la peine de recopier et avait imprimé avec la police et la mise en page du site en faisant passer ça pour un devoir personnel.
J'avais donné deux heures de colle sans oser mettre de zéro, j'avais mis "non noté".

J'avoue que je ne réagis pas au bordel, j'en ai trop marre et je ne sais même plus comment réagir. Toute punition soulève des flopées de contestations qui font perdre un temps fou et les élèves ont toujours le même argument solidaire "il n'y a pas que moi/lui qui fait le bordel, avec vous, c'est toute la classe qui fait le bordel".

Je tiens de justesse, parce que parfois les choses s'améliorent d'elles-mêmes pendant un temps, parce qu'une fois de temps en temps et on ne sait trop par quel miracle, les élèves se mettent à s'intéresser un minimum et à participer.

Donc changer d'établissement et d'attitude (autant que je peux) pourrait être une solution, de toute façon j'ai demandé à changer d'académie pour la rentrée prochaine, mais je doute quand même de ma pérennité dans l'éducation nationale.

http://pedagopsy.eu/portrait_robot_enseignant.html

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 Sujet du message: Re: Vivre au RSA
MessagePublié: Mar Jan 08, 2019 21:48 
Distin-Gay
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Inscrit le: Jeu Jan 14, 2016 18:43
Localisation: Chez les Segovellaunes
Age: 33
Genre:
Après tu peux faire partie des TSA, sans te mettre une étiquette et garder ça pour toi. Vivre avec sans que quiconque soit au courant. Je sais que le savoir peut aider quelqu'un à vivre mieux. Comprendre la personne qu'il est. Puis avancer dans sa vie en conséquence.

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