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 Sujet du message: Re: Fonder une famille en solo
MessagePublié: Sam Mai 16, 2020 15:10 
Homo sapiens
Homo sapiens
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Inscrit le: Jeu Jan 16, 2014 0:23
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Citer:
... mmmm j'aurai beaucoup de choses à te dire là-dessus, essentiellement pour te rassurer quant à la faisabilité de ne pas déménager tout en adoptant dès maintenant de bonnes stratégies de rapprochements et contacts dans ton département.


Je suis preneuse. :wink:

Citer:
Moi à l'inverse de toi je ne me suis jamais vue comme quelqu'un qui avait des choses à transmettre


Moi c'est très récent et je n'ai toujours pas une super vision de moi même. Mais justement, je pense que ça engendre de l'empathie, une certaine sensibilité, une autre vision de la vie... mine de rien c'est déjà quelque chose.


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 Sujet du message: Re: Fonder une famille en solo
MessagePublié: Mar Mai 19, 2020 15:23 
Homo-érectus
Homo-érectus
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Inscrit le: Ven Mars 20, 2015 13:03
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Je suis très contente si ça t'a fait du bien !

Pour te donner un ordre d'idées, en tant que "parent isolé" (c'est le nom de ton statut vis-à-vis des impôts, de la CAF, etc.), il faut savoir qu'en plus de la PAJE (complexe de trois aides différentes, dont le complément d'aide au libre choix de mode de garde) tu peux avoir le droit au RSA majoré jusqu'aux trois ans de l'enfant, si tu es salariée (= si tu gagnes au moins 500e par mois)(ou étudiante) - moi j'ai plutôt dû prouver que le père de mon fils n'était pas solvable, en plusieurs démarches, le temps de plusieurs courriers, c'est-à-dire qu'il ne gagnait pas sa vie et qu'il ne le pourrait de toute façon pas (il a le statut AAH + la CAF avait accès à son dossier CAF à lui + sans rentrer dans le secret médical, il était facile de prouver qu'il avait une santé médiocre qui n'allait pas s'arranger...)

En gros, tout fonctionne par "preuves de", par "stratégie" et par "régularité de contacts" - je pense que pour recevoir les aides dont tu auras besoin et pallier les difficultés financières éventuelles, dans ton cas, il faudra savoir faire valoir que l'enfant, tu l'aurais eu dans tous les cas et que ce n'est pas parce que tu as recours à la PMA (=choix, projet) que tu n'as pas droit à ces aides. / se rapprocher d'une assistante sociale de ta CAF dès maintenant, pourra faire valoir ce projet d'avoir un enfant en tant que projet réfléchi, "travaillé" en amont (du point de vue de ta bonne volonté, de ta lucidité) et finalement "incontournable" (= ce n'est pas un caprice ^^).

En Bourgogne j'avais des rdv avec une assistante sociale de la CAF (je ne sais plus si elle faisait partie d'une branche particulière, "familiale", peut-être), elle était vraiment de bon conseil et super attentive à la situation... et en Bretagne pour le coup c'est différent (la CAF ce n'est même pas la peine d'y penser), j'échange beaucoup avec mon CDAS (Centre Départemental d'Action Sociale). Ce n'est pas seulement d'un point de vue d'aides financières... c'est que lorsque l'on a un enfant, qu'on est seul.e et sans famille dans la région, ça aide vachement aussi d'avoir ce genre de contact humain et ça rassure de savoir que l'on n'est pas sans background, que si un jour tu es dans la mouise on saura déjà qui tu es, on te connaît, on sait que tu t'es battue "au cas où". :gentil:

(+ ceux qui bossent dans le social ont le plus souvent l'habitude de gens qui font appel qui sont déjà dans la merde, en situation de stress/besoin intenses et immédiats, alors ils considèrent ça en général rare et chouette lorsque l'on fait appel à eux de façon plus anticipée et "volontaire", et sans préjugés)(et d'autant plus sensibles que ça concerne les enfants!)

Voilà, c'est le conseil le plus important que je te donnerais pour le moment, sachant que je ne sais pas comment ça fonctionne dans ta région, s'il y a des centres d'action sociale départementaux par lesquels passer en priorité ou si c'est le circuit de la CAF qui sera à privilégier ^^

Sinon si tu as des questions plus précises, et sur le quotidien ou autre, tu peux :wink:

_________________
Sans la musique, la vie serait une erreur. N.


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 Sujet du message: Re: Fonder une famille en solo
MessagePublié: Mer Mai 20, 2020 20:51 
Homo sapiens
Homo sapiens
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Inscrit le: Jeu Jan 16, 2014 0:23
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Merci pour ces conseils, je n'ai jamais pensé à tout ça je dois dire... Je ne suis pas sûre d'avoir envie de passer par des assistantes sociales et compagnie, mais je changerai peut-être d'avis plus tard. :wink:

Je suis salariée à temps plein, avec un petit salaire certes, mais je pense (j'espère) pouvoir subvenir aux besoins d'un enfant. Mais effectivement je sais via ma sœur et des amies qu'il y a des aides pour la garde d'enfant et d'autres aides jusqu'aux 3 ans de l'enfant. Et je ne serai sans doute plus imposable avec un enfant à charge.

Sur un plan plus personnel, j'aimerais bien savoir comment s'est passé l'ajustement à ta nouvelle vie de maman, comment vous avez trouvé votre équilibre à deux, si ça a été difficile et à quel degré, si tu as eu besoin d'aide extérieure (pratique ou psychologique)... Parce qu'à écouter certains parents, je finirai forcément en burn out parental. :euh:


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 Sujet du message: Re: Fonder une famille en solo
MessagePublié: Ven Mai 22, 2020 16:52 
Homo-érectus
Homo-érectus
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Inscrit le: Ven Mars 20, 2015 13:03
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ben je te disais ça surtout parce que beaucoup de personnes ne connaissent pas la palette d'aides auxquelles ils peuvent prétendre selon leur situation et leurs revenus ^^ Moi clairement, le RSA majoré (montant mensuel pas négligeable) je ne le percevrais pas je pense, si je n'avais pas eu de rdv avec des assistantes ou travailleurs sociaux qui l'avaient porté à ma connaissance et qui m'avaient aiguillée dans les démarches!

Pour notre ajustement depuis qu'il est né je vais essayer de te faire concis :euh: (edit : non, j'ai lâché l'affaire).

sur 2017/2018 :
Spoiler : :
Il est né (après 29h de travail et des complications amniotiques) et on est restés une semaine en post-maternité due à une surveillance de son hyper-tonicité) Cette semaine et avec l'aide des puéricultrices/aides-soignantes/médecins etc. j'ai pu complètement me faire à son arrivée sans trop d'angoisses (j'avais très peur de quitter la maternité, et aussi de l'emmener en voiture pour la première fois, j'ai pleuré :ninja: )

Pendant un an je l'ai gardé h24 sans mode de garde (je passais finalement la moitié du temps chez ma mère, la moitié du temps chez moi), pendant que j'affinais mon "projet" (de me ré-inscrire à la fac, et donc, du choix de ville) et c'est là que je me suis rendue compte d'à quel point il avait une capacité d'adaptation énorme (aux voyages, à la route, aux vacances, aux nouvelles personnes rencontrées... on bougeait beaucoup) et même qu'on a dégoté mon appart, notre assistante maternelle à 6h de route de Dijon (7h30 si on compte les pauses) avec lui comme seul duo auquel j'ai fait s'adapter les agents immobiliers :huhu: :euh:

Une fois sur Rennes, il y a eu le commencement du mode de garde chez son assistante mat' qui est elle-même très adaptable (j'avais dû passer une vingtaine de coups de fil avant de tomber sur elle :ninja: ), car elle accepte les contrats atypiques. Autrement dit,il n'y a pas forcément d'heures journalières précises comme à la crèche, lorsque tu as toi-même un edt compliqué. Moi ça a surtout été les horaires de la fac qui m'ont fait culpabiliser, parce que 4 ou 6h de cours dans la journée autour de/entre parfois 3 à 4h de trous donnait facile jusqu'à 9 ou 10h de garde :s j'étais vraiment pas à l'aise et me sentait coupable pour ça surtout que j'avais passé un an quasi-complet avec lui à faire tout ensemble. (au moins je me dis qu'il est 50fois plus sociable que moi et que son adaptabilité n'a fait que croître :lol: :mrgreen: )

Le hic c'est que pendant cette première année d'études, j'ai eu beaucoup de mal (moi qui suis une grosse névrosée de la "faute", et de la légitimité) à ne pas tomber dans le perfectionnisme et surtout le "je gère et je gérerai tout, toute seule" / "parce que je l'ai voulu" / "parce que je l'ai cherché", en adoptant des repères relativement suspects (j'ai quand même acheté un babycook (parce que j'avais pas le temps de cuisiner) juste parce qu'un (en vrai, beauf misogyne deparent m'avait fait remarqué qu'ils l'avaient). Et après, de me sentir nulle d'avoir cédé à des "conformismes", à des "repères" que je n'avais pas mais qui n'en étaient pas plus. C'est bien-sûr dû au fait que "je n'aurais jamais dû être parent selon certains critères", et la comparaison pendant un an aux autres exemples parentaux a été à la fois nécessaire et terrible.

J'ai été très control-freak dans tout, mon fils, mes rapports sociaux très limités, les études, les films (je suis en branche cinéma) pendant les h de trous, mon fils. Je me permettais rien d'autre et coucher à 21h15 : dead. Sachant qu'il a quand même chopé (une fois sur Rennes, merci le climat :niais: :lol: :lol: ) une roséole (attrapée sur une aire d'autoroute, et le jour-même de son premier pas dans l'appart), deux rhinopharyngites avec 39° de fièvre, 4 otites dont l'une pendant une gastro, 2 gastros et une bronchiolite pendant les partiels de fin d'année (qui m'a fait choper une bronchite qui s'est transformée en grosse infection pulmonaire) O_O


OFF-Topic :
(Les aires d'autoroute et les stations essence, c'est le mal)


Sur mon premier craquage :
Spoiler : :
--- la parenthèse pour dire qu'en étant sous pression à ce point, j'ai fait un premier "craquage" en février 2019, sachant que ma phobie infantile est revenue en puissance pile à ce moment-là (émétophobie)(cette fois, dirigée vers mon fils, car clairement, aujourd'hui, j'en n'ai rien à carrer de choper le rotavirus :lol: ). Je ne crois pas que j'exagérerai en disant que c'était un cauchemar ou un enfer ou les deux. Ça m'a rendue malade au point de ne plus pouvoir manger, boire de l'eau ou dormir, avec relents de spasmophilie. C'est là que j'ai fait appel au CDAS (suite à la deuxième gastro de mon fils/ avec risque de déshydratation)

En bref : si tu crois toujours tout pouvoir gérer toute seule, tu te trompes et la chute de ton caillou est d'autant plus violente =] -----


évidemment, je gérais tout toute seule. Sauf une fois où mon assistante mat' a gardé Samuel une nuit du samedi au dimanche parce que j'étais dans un état d'angoisse extrême.

--- Bref. Autant te dire que les urgences pédiatriques et SOS médecin ont fini par nous connaître de nom :lol: :lol:
Et le nombre de fois où tu googleras "méningite symptômes enfant bas âge" risque d'être grand si tu es du genre anxieuse ou hypocondriaque. :lol: ---


A partir du moment où le personnel du CDAS m'ont reçue pour leur dire l'état catastrophique dans lequel je me trouvais avec mon angoisse (et ma culpabilité), ils m'ont écoutée, et on a fini par trouver une "solution" ou en tout cas une bouée de sauvetage dont j'avais vraiment besoin. (on a du mal à aller chercher de l'aide, quand on gère tout tout seul). Bien-sûr, c'est une démarche atypique, mais ils m'ont quand même trouvée une 2de nounou pour "au cas où" je pète un câble (sachant que mon fils n'y a jamais été exposé, au pire à certains états dépressifs). Mais au final, à leurs yeux, c'est comme d'assurer ce "à quoi j'ai droit" car je cite : "vous êtes seule, étudiante, et sans famille autour".

Voilà. A noter aussi que vus mes antécédents de dépression (4 hospitalisations au total de puis mes 16 ans), j'anticipais et angoissais beaucoup d'une possible dépression post-partum.
(erreur. Je l'ai jamais eue :mrgreen: )

Au contraire, mon fils m'aide à tout équilibrer et à équilibrer mon rapport aux autres et aux choses (je suis une sacrée borderline de base)(too-much, boulimique de la découverte, à fort terrain d'addictions chimiques, et surtout mauvaise très mauvaise gestion des émotions)... Il apporte la structure que je n'ai pas. Même si, en ce moment, c'est une accumulation qui fait qu'il est chez sa nounou bis (on se parle tout le temps) parce qu'encore une fois, je dois émotionnellement (di)gérer des choses à retardement.

Et bien-sûr, en tant que parent solo et conscient, y'a moyen de se sentir coupable, lâche et con tous les jours. =]

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Sans la musique, la vie serait une erreur. N.


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