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benzo Timide

Sexe:  Inscrit le: 26 Jan 2008
Localisation: Dijon
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Posté le: Dim Fév 03, 2008 1:42 Sujet du message: Problème euh... bizarre |
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Bonsoir,
Si j'ai décidé de sauter le pas (il ne vous aura pas échappé que j'effectue ici mon dépucelage forumique )c'est pour vous entretenir d'un petit problème qui me "hante" depuis euh... une dizaine d'années.
Je ne sais pas si la question a un quelconque rapport avec mon homosexualité, donc si ce post justifie d'être intégré à un forum "homo" (l'heure tardive explique mes constructions lexicales douteuses... si certaines phrases n'ont pas de sens, euf, voilà, quoi... ).
Je me suis lié à 10 ans (environ) à un camarade de classe (en tout bien tout honneur, hein, je n'avais à cette époque-là aucune "conscience homosexuelle" (ouaïe ouaïe ouaïe, j'espère que ce que j'écris est vaguement intelligible... ). Cette relation est progressivement devenue fusionnelle, pour devenir exclusive jusqu'à 16-17 ans. Les études et les environnements respectifs nous ayant amené à suivre deux chemins différents, nous avons dû (enfin surtout moi) appris à vivre sans l'autre. Le problème étant que, contrairement à lui, je n'y suis pas parvenu. J'ai perdu le goût de découvrir les autres, d'accepter puis d'aimer leurs différences. A tel point que je me retrouve aujourd'hui seul, désespérément seul, incapable d'aimer quelqu'un (au sens le plus large du terme), de me sentir "bien" avec quelqu'un, tout simplement... Comme si la "mécanique relationnelle", celle qui amène à découvrir et à "apprivoiser" l'autre, s'était définitivement brisée chez moi.
Ce qui aujourd'hui me pose naturellement aussi bien problème dans mes relations aux autres, que dans mes relations amoureuses (à travers lesquelles je nourrissais probablement l'espoir de revivre une pareille relation, expériences qui se sont donc logiquement vite révélées désastreuses) que dans mes études (dur de travailler quand l'humanité semble si dépeuplée autour de soi... c'est peut-être beau comme du Obispo, mais c'est vraiment le sentiment que j'ai, aujourd'hui... )
Bref, c'est probablement un message qui n'attend pas de réponse valable, mais j'avais un besoin expresse et insoutenable d'en faire part à 01:32 du matin. Et puis allez savoir, peut-être existe-t-il quelqu'un sur Terre (enfin.. sur ce forum) qui partage (ou ait partagé) ce drôle de problème. Comment apprendre à aimer à nouveau les gens?[\b]
(En espérant ne pas regretter ce message demain matin... ) |
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puck Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 10 Jan 2008 Age : 24
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Posté le: Dim Fév 03, 2008 2:53 Sujet du message: |
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Pourrais-je aimer à nouveau ? La belle question qu'on s'est posé avec un copain en entrant en fac, après avoir connu un amour intense( à défaut de meilleur terme )
Oui, c'est possible, ca a de bonnes chances de te retomber dessus après un passage à vide.
Non, ca sera sûrement pas pareil parce que les gens sont différents.
Des fois ca reste pendant des années. Faut vivre avec. Mais si quelque part ca peut être un poids, ca peut aussi être une base solide. Tu as Aimé ! Et parfois, les sentiment arrivent pour quelqu'un qu'on connaît et dont on découvre une partie insoupçonnée de la personnalité. Mais on pense que c'est plus le temps qu'un apprentissage qui fera son oeuvre.
Voilà, c'est une réponse d'à 2h52 du matin. je viens de rentrer , je vais me coucher. Il y a de l'espoir, on est conçus pour récupérer, et aimer à nouveau. bonne nuit !  _________________ "Un paranoïaque, c'est quelqu'un qui croit que tout le monde lui en veut. Moi, je le sais." |
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tkf Rainbow-warrior


Sexe:  Inscrit le: 06 Juin 2006 Age : 33
Localisation: Paris
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Posté le: Dim Fév 03, 2008 3:28 Sujet du message: |
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Tu dois apprendre à faire un deuil de cette histoire. çà s'appelle au choix grandir ou mûrir. parce qu'en plus là tu es en train de faire de l'idéalisation qui t'empêche d'avancer.
Cela pourrait peut-être t'aider à le faire si tu formalisais ce qui te manques exactement en lui, ou devrais-je plutôt dire dans ta relation avec lui. Pour comprendre peut-être que tu peux t'en passer. |
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Tempérance Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 13 Aoû 2007 Age : 46
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Posté le: Dim Fév 03, 2008 9:47 Sujet du message: Re: Problème euh... bizarre |
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| benzo a écrit: | Bonsoir,
Si j'ai décidé de sauter le pas (il ne vous aura pas échappé que j'effectue ici mon dépucelage forumique )c'est pour vous entretenir d'un petit problème qui me "hante" depuis euh... une dizaine d'années.
Je ne sais pas si la question a un quelconque rapport avec mon homosexualité, donc si ce post justifie d'être intégré à un forum "homo" (l'heure tardive explique mes constructions lexicales douteuses... si certaines phrases n'ont pas de sens, euf, voilà, quoi... ).
Je me suis lié à 10 ans (environ) à un camarade de classe (en tout bien tout honneur, hein, je n'avais à cette époque-là aucune "conscience homosexuelle" (ouaïe ouaïe ouaïe, j'espère que ce que j'écris est vaguement intelligible... ). Cette relation est progressivement devenue fusionnelle, pour devenir exclusive jusqu'à 16-17 ans. Les études et les environnements respectifs nous ayant amené à suivre deux chemins différents, nous avons dû (enfin surtout moi) appris à vivre sans l'autre. Le problème étant que, contrairement à lui, je n'y suis pas parvenu. J'ai perdu le goût de découvrir les autres, d'accepter puis d'aimer leurs différences. A tel point que je me retrouve aujourd'hui seul, désespérément seul, incapable d'aimer quelqu'un (au sens le plus large du terme), de me sentir "bien" avec quelqu'un, tout simplement... Comme si la "mécanique relationnelle", celle qui amène à découvrir et à "apprivoiser" l'autre, s'était définitivement brisée chez moi. Ce qui aujourd'hui me pose naturellement aussi bien problème dans mes relations aux autres, que dans mes relations amoureuses (à travers lesquelles je nourrissais probablement l'espoir de revivre une pareille relation, expériences qui se sont donc logiquement vite révélées désastreuses) que dans mes études (dur de travailler quand l'humanité semble si dépeuplée autour de soi... c'est peut-être beau comme du Obispo, mais c'est vraiment le sentiment que j'ai, aujourd'hui... )
Bref, c'est probablement un message qui n'attend pas de réponse valable, mais j'avais un besoin expresse et insoutenable d'en faire part à 01:32 du matin. Et puis allez savoir, peut-être existe-t-il quelqu'un sur Terre (enfin.. sur ce forum) qui partage (ou ait partagé) ce drôle de problème. Comment apprendre à aimer à nouveau les gens?[\b]
(En espérant ne pas regretter ce message demain matin... ) |
Moi moi !
Pas tout à fait la même chose (étant entendu que chacun est unique hein ), mais cela se rapproche beaucoup beaucoup , en fait surtout quand tu parles de "la mécanique relationnelle" qui amène à découvrir et à "apprivoiser" l'autre et qui serait définitivement cassée , j'en étais pendant des années intimement persuadée
Et donc, pendant des années, j'ai fait une impasse totale sur d'éventuelles relations dans ma sphère intime...je me disais ...jamais je ne revivrais une telle fusion des sentiments, des corps, des âmes
D'autres impératif dans ma vie, notamment celui de m'assumer socialement m'ont obligée à sortir de ma carapace et à me fondre dans "la masse" et puis pour être honnête, j'ai la chance d'être dans une fatrie où nous nous soutenons beaucoup mutuellement , donc non, tu n'est pas le seul à avoir vécu ce genre de sensation avec toutes les variantes que "le sentiment amoureux" vécu/perdu nous impose de vivre
Pour avoir lu, les interventions ci-dessus, je plussoie + 1000
Je n'aurais pas mieux dit, tout est là, les bonnes questions à se poser et les espoirs à cultiver pour un futur qui t'appartient et qu'il te reste à conquérir
 _________________ Montaigne écrivit de Etienne de La Boétie :
Si l'on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : parce que c'était lui, parce que c'était moi. |
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Korrigan Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 12 Juil 2007 Age : 32
Localisation: Somewhere over the Milky Way...
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Posté le: Dim Fév 03, 2008 12:26 Sujet du message: |
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Tempérance a tout dit .
Quelque chose m'a néanmoins frappé. Tu dis: "je nourrissais probablement l'espoir de revivre une pareille relation". Je pense que ton blocage peut être lié à ça. Tu ne pourras jamais revivre une relation comme celle que tu as vécu, c'est du passé, rien ne pourra être comme avant. J'ai l'impression que quelque part en toi tu n'as jamais "terminé" cette relation et que tu es en stand-by. Il faut déjà que tu acceptes que si cette période de ta vie a été importante et forte elle n'est pas ta vie, qu'il faut laisser le passé au passé et te laisser vivre de nouvelles choses et rencontrer des personnes différentes du garçon que tu as aimé.
Heureusement la vie nous apporte son lot de surprises... j'ai vécu une pareille casse, dans des circonstances différentes. J'ai pensé que jamais plus je ne ressentirais quelque chose, que je n'y croirais plus et que l'amour, comme on dit souvent, "c'était fait pour les autres". Tu verras, tu rencontreras d'autres personnes, surtout quand tu ne t'y attendras absolument pas . Mais avant tout, coupe le cordon et libère-toi. |
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Robin Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 23 Juil 2005 Age : 29
Localisation: Paris
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Posté le: Dim Fév 03, 2008 13:28 Sujet du message: |
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J'ai vécu une relation fusionnelle avec un garçon pendant l'adolescence. C'était un ami d'enfance, mon meilleur ami et mon premier petit ami. Par rapport à ce que tu vis, les circonstances de notre séparation sont différentes (le garçon en question est décédé dans un accident de la route lorsque j'avais dix-sept ans) donc la comparaison n'est pas totalement pertinente mais je me permets malgré tout d'apporter ma contribution pour essayer d'éclairer ta situation.
Après la "séparation", j'ai vécu comme un zombie pendant de longs mois. Je n'avais jamais imaginé ma vie sans lui et face à cette réalité j'ai cru que je ne pourrai jamais plus vivre ni être heureux. Aimer à nouveau ? C'était impossible, inimaginable. J'étais seul, je ne voulais m'attacher à personne. Personne ne m'intéressait, tout me semblait fade comparé à ce que j'avais vécu avec lui.
Le temps est passé. Des rencontres. Le plaisir d'apprendre à connaître quelqu'un. Des sentiments ont refait surface, alors que je les pensais oubliés. La passion est revenue, le bonheur aussi.
Je ne l'oublierai jamais, c'est certain. Mais cela ne m'empêche pas de vivre, aujourd'hui. En gardant au fond de moi le souvenir de ce garçon qui m'a tant apporté, de ce premier amour inoubliable. _________________ "Il est mort. Il est mort et moi, je ne suis déjà plus vivant." (En l'absence des hommes, Philippe Besson) |
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benzo Timide

Sexe:  Inscrit le: 26 Jan 2008
Localisation: Dijon
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Posté le: Dim Fév 03, 2008 19:52 Sujet du message: |
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Merci pour ces cinq réponses.
Le problème est que j'en arrive aujourd'hui à être incapable de "développer une relation" (amoureuse ou non), que j'ai perdu les "réflexes" qui vont avec, mais pire : que j'arrive à paraître excessivement froid (c'est du moins ce qu'on m'a fait comprendre) à l'égard de personnes pour lesquelles j'ai pourtant des sentiments. Bref, je suis pas dans la merde. |
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