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La Noiraude Khipe meuh-meuh


Sexe:  Inscrit le: 03 Avr 2006 Age : 33
Localisation: 93
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Posté le: Mar Fév 27, 2007 11:49 Sujet du message: [lu dans Telerama] Le cerveau a-t-il un sexe ? |
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Ouf ! A la lecture du début de l'article, j'ai bien cru qu'ils craquaient, à Télérama !!!
| Dans Telerama, un journaliste a écrit: | Le cerveau a-t-il un sexe ?
L'homme est le roi du créneau, la femme, la reine du fourneau. C'est, paraît-il, écrit dans les gènes, scientifiquement prouvé et tellement rassurant pour notre société.
Vous êtes un homme, un vrai. Une bonbonne de testostérone avec du poil au menton. Vous savez faire un créneau du premier coup, vous lisez les cartes routières les yeux fermés, vous êtes rationnel. Un problème survient ? Vous cherchez la solution en silence. Vous feriez un sacré ingénieur. Atavisme hérité du chasseur préhistorique, vous voyez très bien de loin, mais, curieusement, vous êtes incapable de trouver le beurre dans le frigo. Vous ne savez pas faire deux choses à la fois (sauf boire une bière en regardant le foot à la télé) et, avouons-le, vous n'êtes pas très doué pour communiquer. Quand vous n'envahissez pas un pays pour expliquer votre point de vue, vous parlez, certes, mais n'utilisez que sept mille mots par jour ! Quant à vous, madame, vous êtes parfumée aux oestrogènes. Vous êtes multitâche, capable tout à la fois de travailler sur un dossier, de surveiller les devoirs des enfants, de préparer le dîner et de lire Télérama. Vous feriez une excellente secrétaire. Un problème survient ? Vous en parlez en mangeant du chocolat. Atavisme hérité de la femme préhistorique, qui gardait le nid, vous avez une vue panoramique excellente et très utile en période de soldes. De plus, contrairement aux hommes qui tournent la tête lourdement dès qu'un jupon passe à proximité, vous pouvez reluquer un joli mâle sans jamais vous faire repérer. Et si vous êtes nulle en matière de cartes routières, de créneaux ou de mathématiques, pour parler, vous êtes la plus forte : vingt mille mots par jour, de quoi faire passer votre homme pour une grosse truffe taciturne. Peu rationnelle, chère madame, mais relationnelle.
Une pipelette multifonction et un taiseux monotâche. Ne cherchez pas à changer, vous n'y pouvez rien. Ces caractéristiques sont inscrites dans vos patrimoines génétiques, dans chaque cellule de vos cerveaux. C'est irréfutable, scientifique. Prouvé. Vous n'avez qu'à lire les bestsellers à la mode (1), et vous devrez admettre l'implacable vérité : monsieur est martien, madame, vénusienne. Pensez-y lors de l'élection présidentielle : préférez-vous voter pour une tête de linotte émotive ou pour une brute rationnelle ?
Mais ces comportements, d'où viennent-ils ? Et pourquoi diable les femmes seraient-elles capables de faire tant de choses à la fois ? La bravitude ? Tss, tss, tss. Parce qu'elles utilisent leurs deux hémisphères cérébraux simultanément alors que le mâle bêta n'en utilise qu'un seul. On le sait depuis une étude de 1982 : le corps calleux qui sépare les deux hémisphères cérébraux est plus épais chez la femme et favorise la communication entre les zones du cerveau. Pourquoi bavarde-t-elle quand l'homme écoute pousser sa barbe ? Parce que l'hormone féminine, l'oestrogène, favorise l'activité verbale, selon Sally Shaywitz, de l'université Yale. Et parce que la femme utilise beaucoup plus l'hémisphère gauche, voué au langage, alors que l'homme préfère s'amuser avec le droit (représentation spatiale). Explication (pré)historique : pendant que madame de Cro-Magnon papotait dans la grotte avec ses copines et rangeait les chaussettes sales en peau de bête, monsieur chassait fièrement le mammouth. Il a appris à se taire pour ne pas se faire repérer. Et à force de partir trucider le dîner au fin fond d'une nature hostile, pendant des millions d'années, il a aussi appris à se repérer dans l'espace, à savoir que pour rentrer à la maison il fallait prendre à gauche après la grosse pierre, puis à droite, puis passer au-dessus du néandertalien assommé à l'aller, puis trois fois à gauche...
Les études sur cette question abondent. Selon celle du Dr Ruben Gur, réalisée en 1980 au Pennsylvania Medical Center, la femme a un cerveau toujours en alerte : au repos, il mouline à 90 % de ses capacités contre 70 % pour le mâle, qui, lui, se détend vraiment, à la fraîche, décontracté du neurone. Ce n'est pas fini. Selon l'étude de Doreen Kimura, psychologue à la Simon Fraser University, monsieur est bien plus doué pour viser une cible, et madame, pour les travaux manuels de précision. Chasse et cueillette sont les deux mamelles ancestrales de nos aptitudes d'aujourd'hui, suggère la scientifique.
Voilà, en bref, ce que dit la science. Ou plutôt ce que les best-sellers disent de ce que dit la science. Car, ô divine surprise, à y regarder de plus près, cette science-là a tout faux. Neurobiologiste et directrice de recherche à l'institut Pasteur, Catherine Vidal est en guerre contre les stéréotypes véhiculés ces dernières années dans les médias et l'édition : « Il faut désintoxiquer les gens de la bêtise ambiante ! J'en ai marre d'entendre toutes ces c... sur les cerveaux des hommes et des femmes ! Il faut le savoir, et la neurobiologiste le crie haut et fort : la totalité des arguments cités plus haut, et repris en boucle dans les médias, sont réfutés depuis longtemps par... la science. La théorie de l'épaisseur du corps calleux de 1982 ? Invalidée en 1997 par une enquête sur deux mille personnes qui ne voit aucune différence entre hommes et femmes. La femme plus douée pour parler ? Une gigantesque étude menée en 2004 n'a révélé aucune différence entre les sexes concernant les capacités dans ce domaine. L'activité cérébrale de la femme à 90 % au repos ? L'étude date de 1980 et n'a jamais été confirmée. La théorie des hémisphères gauche (langage) et droit (représentation spatiale) ? Lancée dans les années 70, avant l'IRM, en pleine mode du yin et du yang, elle est complètement dépassée : l'imagerie cérébrale montre que les deux hémisphères fonctionnent en permanence en interaction. Chez les deux sexes. La testostérone rend les hommes agressifs, et l'oestrogène, les femmes émotives et sociables ? Les récents progrès des neurosciences prouvent que l'être humain échappe à la loi des hormones : son cortex surdéveloppé, siège des fonctions cognitives les plus élaborées (langage, conscience, imagination...), n'est guère réceptif aux fluctuations hormonales, contrairement à celui des animaux. La préhistoire et ses atavismes ? Nous n'avons aucune trace de la répartition des tâches chez l'homme préhistorique. Le stéréotype de l'homme chasseur et de la femme au foyer est hérité du XIXe siècle. Claudine Cohen (La Femme des origines) a bien expliqué comment les imaginatifs scientifiques de l'époque ont calqué leur vision de la cellule familiale conservatrice du XIXe siècle sur la préhistoire, et combien ces représentations persistent aujourd'hui.
« Les auteurs des livres qui véhiculent ces clichés ne font pas forcément volontairement de la désinformation, dit la neurobiologiste. Nous baignons dans une culture où les rôles des uns et des autres restent bien différents, marqués. Il y a les métiers d'hommes et de femmes. Inconsciemment, c'est intégré par chacun. Il faut faire un effort intellectuel pour penser autrement. » Les travaux des anthropologues Françoise Héritier en Afrique et Maurice Godelier en Nouvelle-Guinée ont pourtant montré qu'il existe une grande diversité dans la répartition des tâches selon les sociétés. Dans certaines tribus africaines, ce sont les femmes qui marchent des kilomètres tous les jours pour la cueillette et assurent les deux tiers de l'alimentation du groupe. Le mythe de l'homme des cavernes en prend un coup (de gourdin).
Malgré tout, les hommes et les femmes ont bien un cerveau différent. Le sexe génétique de l'embryon (XX pour les femmes et XY pour les hommes) induit la formation des organes sexuels. Des hormones sexuelles différentes vont ainsi imprégner le cerveau et influencer la formation des neurones. Mais essentiellement au niveau de la reproduction. « Pour le reste, toutes les différences de comportement entre les hommes et les femmes sont essentiellement dues à la société, à la culture et à l'éducation. Pas aux hormones, ni aux gènes », explique Catherine Vidal.
Mais alors, comment expliquer que les chasseurs de gènes, ceux de l'amour romantique (!), de l'intuition féminine et des préférences sexuelles parviennent à faire publier leurs recherches fumeuses dans les meilleures revues scientifiques ? Pour celles-ci, c'est l'assurance de retombées médiatiques. En 1999, une étude sur le « gène » de la fidélité conjugale publiée par l'hebdomadaire Nature défraya la chronique. Il y a aussi les arrière-pensées idéologiques. Nombreux aux Etats-Unis, présents dans les milieux néoconservateurs, ces chercheurs déterministes estiment que tout est joué à l'avance : les capacités, les défauts, les appétences, la morale. Les méchants naissent méchants. Les hommes, incapables de trouver le beurre dans le frigidaire. Risque majeur du déterminisme : légitimer l'ordre social par l'ordre naturel.
« Les femmes sont nulles en maths », lançait peu ou prou Lawrence Summers, le directeur de Harvard, en 2005. Tollé. Démission. Sa pique aura provoqué une nouvelle étude pour faire le point sur la question. Le rapport en a été publié en septembre 2006. Ses conclusions ? « Les études sur la structure du cerveau [...] ne montrent pas de différences entre les sexes qui pourraient expliquer la sous-représentation des femmes dans les professions scientifiques [...] : cette situation est le résultat de facteurs individuels, sociaux et culturels. » Ouf !
L'ancêtre des déterministes se nomme Franz Joseph Gall. Au XIXe siècle, ce médecin allemand invente la fameuse phrénologie, dont il ne nous reste justement que... la bosse des maths. En palpant vingt-sept zones du crâne, Gall estime déjà pouvoir connaître la personnalité d'un homme. Ses théories deviennent vite un outil pour classer les humains selon leur race, leur sexe ou leur classe sociale. Dans les années 1850, le médecin français Paul Broca reprend les travaux de Gall. Il découvre le centre de la parole dans le cerveau. Et, fort de ce succès, croit pouvoir prouver la moindre intelligence des femmes en mesurant les écarts de poids du cerveau entre les deux sexes : le cerveau d'un homme est plus lourd de 181 grammes en général. « Il ne faut pas perdre de vue que la femme est en moyenne un peu moins intelligente que l'homme ! » explique le chercheur. Depuis, on sait que le poids du cerveau n'a aucun rapport avec lintelligence : le cerveau d'Anatole France pesait 1 kilo, celui de Tourgueniev le double, et celui d'Einstein était plus léger que la moyenne (1,250 kilo). Mais les idées reçues ont la vie longue : en 1992, l'armée américaine a lancé une étrange enquête à partir de la taille des casques de six mille soldats et a conclu que la capacité crânienne était proportionnelle au QI. Inepties !
Alors, hommes, femmes, tous pareils ? Non, tous différents. « Grâce aux nouvelles techniques d'imagerie cérébrale, on sait que la variabilité individuelle l'emporte sur la variabilité entre les sexes », explique Catherine Vidal. C'est la grande découverte de ces dernières années : la plasticité du cerveau. Avec sa centaine de milliards de neurones plongés dans un bouillonnement électrique permanent, son million de milliards de synapses, il conserve nombre de ses secrets et continue d'alimenter les fantasmes. Mais on est sûr d'une chose : il évolue du berceau jusqu'au cercueil. Le bébé naît avec tous ses neurones, mais 90 % de ses con-nexions se feront dans les vingt années après sa naissance. Si les zones qui commandent la main gauche d'un violoniste professionnel ou celles de l'orientation dans l'espace d'un chauffeur de taxi sont surdéveloppées, difficile de l'imputer à un gène. L'expérience forge ce qui bourdonne sous nos fronts. Un jeune garçon sera mis très tôt sur un terrain de foot. Il développera son sens de l'orientation spatial. Une petite fille habituée à rester à la maison dans une sphère consacrée à l'échange parlera plus vite. Dès sa prime enfance, l'être humain est inconsciemment imprégné d'un schéma identitaire auquel il doit se conformer pour être accepté par le groupe. On ne dit pas à une petite fille : « Que tu es costaude ! » ou à un petit garçon : « Que tu es joli ! »
En définitive, on peut se demander pourquoi des Homo sapiens sapiens aussi évolués que nous peuvent bien se ruer sur ces best-sellers qui expliquent nos comportements par une biologie de bazar : « Le succès de ces théories tient au fait qu'elles sont rassurantes, répond la neurobiologiste. Elles nous donnent l'illusion de comprendre et de nous sentir moins responsables de nos actes. » Monsieur, vous n'aurez plus d'excuses pour le beurre dans le frigo ; madame, pour ces satanés créneaux. Le cerveau évolue. Entraînez-le .
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(Comme je suis pas très objective sur la question, j'ai mis mes passages préférés en gras !) _________________ .
Bla bla bla... |
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Solène Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 03 Jan 2007 Age : 21
Localisation: Lyon
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Posté le: Mar Fév 27, 2007 11:52 Sujet du message: |
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Pas tout lu mais le coup du cerveau qui a un sexe je pense que c'est envisageable puisque qu'en fait, le corps n'est qu'une enveloppe qui protège et sert au cerveau. et puis, tous comme les organes, le cerveau a le sexe qui correspond aux hormones déjà et surtout à l'identité qu'il s'est construite.
(désolée de pas écrire plus mais j'ai pas le temps, jdois manger.j'essaierai d'en rajouter plus tard) _________________ I'm a lesb and I'm proud
Membre des SHL (Serial hétérotte-loveuses), du Club ZERO , du CDG, d'Aspivenin, du CJPCEJB, du GLA, de The L Club, du CVAC et du JYAJ |
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Potiron Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 24 Juil 2005
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Posté le: Mar Fév 27, 2007 12:02 Sujet du message: |
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Héhé. J'avai voulu poster cet article aussi, vu qu'il résume pas trop mal ce que raconte un bouquin que j'ai déjà conseillé : Féminin Masculin : Mythes et idéologies sous la direction de Catherine Vidal. Merci, Noiraude, d'avoir fait le boulot
Solène : tu devrais lire l'article avant de poster ; il dit exactement le contraire  |
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La Noiraude Khipe meuh-meuh


Sexe:  Inscrit le: 03 Avr 2006 Age : 33
Localisation: 93
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Posté le: Mar Fév 27, 2007 17:54 Sujet du message: |
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| | | Potiron a écrit: | Héhé. J'avai voulu poster cet article aussi, vu qu'il résume pas trop mal ce que raconte un bouquin que j'ai déjà conseillé : Féminin Masculin : Mythes et idéologies sous la direction de Catherine Vidal. Merci, Noiraude, d'avoir fait le boulot
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Mais pourquoi t'es agressive comme ça avec moi Potiron ? Et puis quitte ce ton supérieur, je te prie !!! | |
_________________ .
Bla bla bla... |
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speedy21 Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 26 Déc 2005 Age : 24
Localisation: Entre un lapin et un chien !!!
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Posté le: Mar Fév 27, 2007 18:25 Sujet du message: |
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C'est intéressant tout ça ... C'est vrai que finalement, on voit qu'encore une fois, nous vivons dans une société empreinte de clichés ... Pas facile de sortir de tout ça quand on nous l'apprend dès tout petit !! Et puis, ce n'est pas facile non plus lorsque des prétendues études tendent à nous prouver que cette différence existe ... Enfin, c'est sûr qu'il reste encore beaucoup de progrès à faire sur le cerveau mais en attendant... quelle formidable machine ! (j'adore ce concept de plasticité !)
Ah, je suis contente, je peux enfin expliquer le fait que je ne sois pas multitâche  |
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LieN Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 07 Déc 2006 Age : 19
Localisation: Parisss!!!
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Posté le: Mar Fév 27, 2007 23:09 Sujet du message: |
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je lavais lu dans le telerama! et jetais TROP mais alors TROP heureux!
jai attendu que ma mere le lise pour lancer le débat...
Ca me fait tellement plaisir!!!
enfin bon chui totallement daccord, rien nest masculin, rien nest feminn, a part physiologiquement... _________________
YoOoshiii!! |
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Brutaldeath Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 30 Avr 2006 Age : 24
Localisation: Alsace!! Non, pas Allemagne, Alsace j'ai dit!
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Posté le: Mer Fév 28, 2007 11:28 Sujet du message: |
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Non, moi je pense que le cerveau a un sexe: il est exclusivement masculin. Ensuite les femelles nous l'ont volé parceque c'est trop complexe pour elles ( via l'évolution, les gènes, et l'opération du Saint Esprit, tout ça ) , mais qu'importe, ça ne change rien à sa nature masculine.
Ok, ok, je suis le maillon faible.. _________________ Unique membre du CEMEPA ( Club Exclusif a Moi Et Personne d'Autre ). Si vous êtes intéréssé par ce club...bah, vous pouvez toujours rêver. |
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Ligeia Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 15 Déc 2006 Age : 19
Localisation: Nancy
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Posté le: Mer Fév 28, 2007 11:51 Sujet du message: |
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Bel article !
Je ne comprends pas que l'on puisse se complaire à penser que tout est défini dès notre naissance par nos gènes, par sa structure... Cette idée a quelque chose d'effrayant, je trouve. Elle nous réduit à des sortes de machine préprogrammées sans tenir compte de la complexité de la personnalité de chacun...
Ce type d'explication, qui semble simple à accepter pour une grande partie des êtres humains me semble à l'inverse, la plus difficile (si l'on se donne la peine d'en chercher les enjeux qu'elle inclue...). _________________ "Ce qui est en nous sera, en dépit de tous." A.J Cronin.
Vive la mort. |
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magicalme Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 12 Aoû 2005 Age : 20
Localisation: Le centre de l'univers: Paris
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Posté le: Jeu Mar 01, 2007 17:17 Sujet du message: |
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Sympa l'article!! C'est vrai qu'au début ça faisait assez peur...
Par contre je serais curieux de savoir si cette contestation de la prétendue spécificité sexuelle des cerveaux est un fait purement de notre époque (21 ieme siècle/fin 20eme), ou si il y a eu des précédents (au moins au 20ieme siècle)qui auraient échoué, car je me demande si une évolution des mentalités est vraiment possible, du moins à court terme...que peut-on faire face à des idées aussi ancrées dans l'inconscient de gens? Des fois c'est assez démoralisant les conneries qu'on entend (surtout à la télé...)
C'est assez impressionnant aussi de voir ce que l'on peut faire croire dès que l'on commence une phrase par "un étude scientifique a montré que..."
Vive la société de l'information!!!  _________________
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Potiron Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 24 Juil 2005
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Posté le: Jeu Mar 01, 2007 23:22 Sujet du message: |
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| magicalme a écrit: | | que peut-on faire face à des idées aussi ancrées dans l'inconscient de gens? |
On les éduque...
(Pour ta question précédente, je vais rechercher, mais il me semble que l'assignation de l'identité sexuelle au cerveau est un truc assez récent ; je dirais quelque chose comme fin XIXè-début XXè -mais avec toutes mes réserves ; la contestation de cette idée existe depuis qu'elle est née, mais n'est véritablement démontrée que depuis la fin du XXè).
Et, jeunes gens, si vous aimez l'article, ne vous privez pas de lire le bouquin qui en est à l'origine (ni celui de Claudine Cohen cité dans l'article). Il est très bien. |
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SyLv1 Homo sapiens

Sexe:  Inscrit le: 22 Aoû 2006 Age : 20
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Posté le: Jeu Mar 01, 2007 23:25 Sujet du message: |
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Je ne suis pas sûr de comprendre... ça voudrait dire que l'identité sexuelle de la personne serait exclusivement conditionnée par le milieu social dans lequel il a toujours évolué ?  |
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Potiron Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 24 Juil 2005
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Posté le: Jeu Mar 01, 2007 23:27 Sujet du message: |
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| Ouaip... Enfin, ça dépend de ce que tu entends par identité sexuelle. |
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Space-loser Homo-gène

Sexe:  Inscrit le: 23 Fév 2007 Age : 19
Localisation: Toulouse
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Posté le: Jeu Mar 01, 2007 23:29 Sujet du message: |
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Je suis un peu dubitatif concernant ce texte ...
Bien sûr que la socialisation joue un rôle primordial dans l'intégration d'attitudes sexuées mais je crois aussi à une influence de la génétique. A mon avis les deux sont complémentaires. Si les cerveaux sont les mêmes, il y a peut être quelque chose d'autres de différents que le sexe qui influe ne serait-ce que légèrement sur le comportement humain.
Enfin, ce n'est que mon opinion.
Du coup, j'ai trouvé ça super intéressant mais je n'y crois pas vraiment. |
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LieN Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 07 Déc 2006 Age : 19
Localisation: Parisss!!!
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Posté le: Jeu Mar 01, 2007 23:31 Sujet du message: |
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@ sylvain...
Bah non, l'article dit justement que l'identité sexuelle se fait anatomiquement
mais que la societé a fait en sorte que l'identité sexuelle soit egalement culturelle et conditionné par des elements socio-psychologiques... mais qui ne sont absolument pas inherentes au genre... _________________
YoOoshiii!! |
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Potiron Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 24 Juil 2005
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Posté le: Jeu Mar 01, 2007 23:34 Sujet du message: |
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| Space-loser a écrit: | | Si les cerveaux sont les mêmes, il y a peut être quelque chose d'autres de différents que le sexe qui influe ne serait-ce que légèrement sur le comportement humain. |
Alors, l'article ne dit pas du tout que les cerveaux sont les mêmes. Il dit que les différences observées entre les cerveaux ne sont pas réductibles à une dichotomie issue du sexe des individus. En fait, il y a bien égalité des potentiels, pas des cerveaux au final. Mais le sexe n'a aucune influence dessus -sauf à passer par des mécanismes socioculturels. |
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