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D'un patient l'autre, lettre à mon psy
par Drlrleu le 17 Novembre 2011 dans Humour / Divers
17 commentaires


L'exemple d'une psychothérapie dopée par la grâce de sa Majesté la Poste. Alléchant ? Mieux : économique. Car être homo, c'est comme être papa : ça coûte cher en analyse.

Bonjour Doc(teur),

Je vous envoie une lettre écrite rien que pour vous ce matin. Pardonnez par avance mon style hâtif ; mais je voulais que cette lettre fût avant tout spontanée, c'est pourquoi je l'ai écrite d'un trait.

C'est Freud himself qui m'a soufflé dans l'oreille que c'était la bonne méthode.


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Bonjour Doc,

Je ne sais pas si vous me remettez : je suis le jeune homme qui s’est endormi dans votre salle d’attente pendant que vous hypnotisiez une jeune femme dans le secret de votre crypte. Vous savez que vous avez de drôles de manières d’occuper vos loisirs, vous ? Heureusement que ce n'est pas moi l'homme de sciences sinon vous seriez bon pour la douche froide. Bon, j’imagine que ça doit être une question de passion, après tout. Je vous promets de ne plus vous embêter avec ça.

Je vous précise tout de même que si j’ai pris la décision de vous appeler ainsi, Doc, c’est à cause de votre méridienne. Sans elle, je vous aurais donné du Monsieur ou du mon petit pote. Doc, c’est sacré ! Mais le grand livre de la psychanalyse préconise d’appeler Doc le type qui vous demande de vous allonger, là, dans le coin, sur la méridienne, après vous avoir naïvement demandé comme vous allez. A moins que ça ne soit écrit dans le grand livre de la cuisine végétarienne, d’Igor Brotto. Je les confonds toujours car ils ont tous les deux une couverture jaune. Peu importe : on arrête de jouer, là, hein ; je vous donne du Doc et on analyse à fond les manettes.

Bref, Doc, je vous ai dit hier que j’écrivais ; à ce moment, vous m’avez poliment demandé ce que j’écrivais ; et je vous ai répondu assez évasivement que j’écrivais des trucs et aussi quelques machins. Je n’ai pas été convenable avec vous car en réalité je rédige selon un schéma très organisé. Je vous ai en quelque sorte joué du pipeau, sur ce coup là. Je tiens donc à expliquer ce manquement aux convenances les plus élémentaires dont j’ai été le piètre acteur. Mentir à l'homme qui vous soigne, c'est mordre la main de son maître.

C’est vrai, quand on y pense, un gentilhomme à ses devoirs. Vous imaginez Lagarde balancer à Michard, immédiatement après la découverte de leur passion commune pour l’écriture de manuels barbants : “Bon, ben, Machin, ravi d’avoir pu échanger quelques balles avec vous. Travaillez votre revers et revenez quand vous pourrez tenir un set”. Inutile et pas très classe, d'après moi.

Car nonobstant toute la sympathie que j’ai pour mon ami Lagarde et son excellent jeu de fond de cours, permettez-moi de vous dire que ça aurait été une belle connerie que de dire un truc pareil au père Michard, qui était comme chacun le sait le cerveau de la bande. Et vachement susceptible avec ça ! une vrai teigne vous diront tous ceux qui ont eu le malheur de le connaître ! Heureusement que la balle est tombée du bon côté du filet et que le brave Largade était à peu près bien luné ce jour là. Des générations entières ne s’en portent que mieux aujourd'hui. D'ailleurs, j'en fais partie : c'est dire si on pète le feu.

Dites, Doc, j’aime bien Lagarde et Michard, ils sont rigolos et tout ça, mais il me semble qu’il n’y en a que pour eux ici, et qu’il serait opportun que nous nous recentrassions un poil sur le sujet qui m’a amené à vous écrire. Vous en êtes ? Allons-y, alors.

Au seuil de votre porte, disais-je, vous m’avez demandé ce que j’écrivais : pour une question, c’était une question.

Avec l’habileté verbale qui me caractérise, en guise de réponse je vous ai immédiatement déroulé un de ces vers dont j’ai le secret, à savoir : “Hmm, j’écris des choses sans importance, hmm”. Il me semble me rappeler qu’ensuite j’ai dit “hmm, hmm” pour la rime, et que j’ai hoché la tête d’un air grave pour donner un peu plus d’effet à ma balle. Enfin, pour accompagner du geste ce poème innovant, j’ai pris congé de votre curiosité flatteuse en effectuant un quart de cercle réglementaire bien qu'un peu rapide, raide comme un faux-col, et sans me retourner. Dignement, pourrait-t-on dire, n’est-ce pas ? Mais enfin, non ! Vous faites exprès ou quoi ? Cessez d’opiner du chef comme si vous étiez en consultation ! que diable vient faire la dignité dans le grand bain de la littérature, Doc ? Rien du tout, en fait. Il ne faut pas hésiter à me reprendre quand je me plante d’aiguillage, hein !

La vérité, c'est que je n’ai pas été plus digne qu’un majordome qui se mouche dans son plastron.

A ce sujet, je tiens à vous dire qu’avec du recul je trouve que vous avez été un spectateur particulièrement civilisé de ma goujaterie. Vous ne m’avez pas lancé de bouquin de Jean Bergeret, de calepin noir, de liste de course ou tout autre objet que vous auriez eu sous la main, ni crié bouh ou à mort l’arbitre ; et à ce titre je me sens redevable de votre bonne grâce. Bref, je vous dois des excuses.

C’est pourquoi je suis là.

Pour faire avancer un peu mon mea culpa, glissons avec votre accord sur la pente délicieuse des confessions. Des trucs, j’en écris plein. Je vais vous en faire une petite liste de ma production littéraire :

- J'écris des débuts de romans. J’en ponds au kilomètre. Ils s’arrêtent en général à la page vingt-deux. En effet, j’ai une mémoire lamentable : passent dix pages et je ne me rappelle pas qui est qui et pourquoi tous ces personnages sont là faire des trucs bizarres alors qu’ils devraient se reposer à côté d’un bon feu. Enfin, moi c’est ce que je ferais à leur place. Cette lacune me limite dans le déroulement de l’intrigue, vous comprenez, et tous mes romans se terminent de facto à la page vingt-deux par : “Alors, ils décidèrent de passer l’éponge, car le passé, c’est le passé, et ils partirent se reposer à côté d’un bon feu.” Pour une raison inconnue, mon éditeur ne m’en commande plus.

- J'écris conceptuellement des chroniques d’une stupidité sans borne dont la seule excuse est de comporter un ou deux imparfaits du subjonctif - et de faire moins de vingt-deux pages, ce qui est impératif pour une chronique. C’est le côté mineur de mon oeuvre et probablement le seul qui a une chance de me nourrir un jour. Je ne m’attends pas à un festin mais je garde espoir. Je compte notamment sur la presse à scandales pour faire de moi un homme qui mange à sa faim. Le juste milieu, comme on dit en français dans le texte.

- J'écris également des listes de courses. C’est là que se trouve mon vrai talent. Non, non, ne levez pas le doigt : à côté de moi, vous jouez en CFA 2, Doc, malgré votre entraînement intense. Croyez-moi ou non, je suis vraiment bon. Parmi les meilleurs, pour tout vous dire. C’est un peu comme Maupassant et la nouvelle, vous voyez : quand il a eu trouvé son truc, il est parti comme sur des roulettes et seule la mort a su faire office de mur pour le freiner dans sa gloire galopante. Et bien je suis tout pareil : je commence par carottes, bouillon, mouchoirs, et il n’en faut pas plus pour me lancer. Je suis comme fou et j’écris jusqu’au petit jour. Dieu seul sait où je vais aller à ce rythme là ! Je me contenterai de l'académie française car je suis un type simple et que les murs en sont plus solides que mon crâne.

- Enfin, je vais bientôt me pencher sur ma grande oeuvre autobiographique. J’imagine qu’au moment où il me lit l’homme de l’art que vous êtes se dit : “Chic, il est tombé dans le panneau. Enfin : le journal d’un bipolaire, par Drlrleu et N. Rhâââ, lovely... je peux sentir d’ici la gloire, les filles et les voitures de sport ! J’ai trouvé mon Regis Blain, nom d'un petit bonhomme ! Je me sens une âme de Hantouche ! Bingo, ai-je envie de dire.”

Bon, Doc, vous allez être déçu. Annulez la commande de la bagnole, renvoyez les filles chez leur mère : mes motivations ne nous mèneront pas très loin.

Et oui, j’ai dépassé mon quart de siècle et je me sens une étrange envie de poser mes valises. Pour tout vous dire, j’ai parfois la nette impression que certaines vieilles dames hésitent à me laisser leur place dans le bus, spécialement quand je porte mon costume en flanelle grise. Je vous concède qu’il n’est pas encore temps de me faire enterrer sous mon chêne préféré à côté du fidèle James Marmaduke III, qui fut mon labrador pendant vingt ans, les bras croisés sur la poitrine et le sourire apaisé ; mais enfin quand même, j’ai des picotements quand je passe à portée d’un confessionnal. C’est que j’ai des choses à dire, vous voyez ; et une voix à l’intérieur me souffle que le moment est venu de parler au monde.

Allons, ne faites pas l’ingénu, vous avez senti depuis un moment que je déclinais : j’ai bien vu que vous avez hésité à me proposer de rester m’asseoir quelques minutes dans un des fauteuils de l’entrée avant de m’attaquer à la longue marche qui devait me conduire jusqu’à mon domicile. Et je vous rappelle que pour une malheureuse tendinite vous m’avez interdit de faire du sport pendant un mois en invoquant un truc impossible à retenir, mais qui contenait les mots Θνητὰ φρόνει, Deus vult, et, mais je n’en suis pas sûr, articulations.

Vous rendiez-vous seulement compte de l’impact de vos paroles ? J’avais dimanche une compétition inter-bipolaires de lancer de fardeau. Je m’entraîne depuis un moment et je pensais survoler le tournoi. Oui, c’est ce dimanche entre les dimanche que je devais me jouer de Benoît, un bipolaire hyperthymique qui crache du feu quand il est en phase maniaque et possède un fardeau de vie que vous ne lèveriez pas au développé-couché (avec tout le respect que j’ai pour votre carrure. Vous êtes hyper balèze, Doc. La preuve vivante que l'acrobranche vous transforme un homme !). Enfin, tant pis, je reviendrai plus fort l’année prochaine ! On va reprendre l'entraînement à la rentrée, de toute façon.

Pour en revenir au premier tome de l’oeuvre de ma vie, j’avais d’abord pensé à “P. Edward. Drlrleu”, 1982-2012, du couffin au purgatoire”, mais je trouve que ça ne sonne pas très moderne ; alors j’ai imaginé un simple et médiatique “Pleure, petit bonhomme, pleure” qui m’a semblé un peu larmoyant ; c’est pourquoi je songe au moment où je vous écris à me rabattre sur un plus épuré “Jure, tousse et meurt”, qui sent le Pulitzer à plein nez, si vous voulez mon avis. A l’occasion, donnez-le moi votre avis. Vous avez eu du flair pour voir que j’étais fou à lier : tout ce que vous dites est bon à prendre.

Comme je suis votre obligé, je vais vous en livrer un extrait choisi de la chose. J’ai hésité à vous retranscrire ce passage un peu banal qui cause du piéton que j’ai écrasé en rentrant du sport et enterré dans la forêt de Rambouillet, mais c’est franchement gnan-gnan ; aussi, j’ai préféré vous servir du plus croustillant.

Pour que vous appréhendiez sans trop sursauter la bizarrerie de mon style, sachez que j’ai choisi dans mes mémoires de m’adresser à mon arrière-grand père et à son frère, qui ont dilapidé dans un concerto à quatre mains la majeure partie de la fortune familiale, ce qui a eu pour effet de me les rendre immédiatement sympathiques. Je ne suis pas très sûr de ne pas les avoir inventés, ces deux gus, mais bon, je suis l'auteur alors je fais ce que je veux.

“(...) Salut et paix sur terre comme au ciel, vénérables ancêtres. Aujourd’hui, je viens vous raconter un rêve étrange que j’ai fait après avoir acheté un noeud papillon que le vendeur m’avait conseillé.

Ne vous affolez pas, je vais tout vous expliquer ! Je sais bien que les toutes premières pages du code d’honneur de la famille m’ont enseigné deux principes en matière d’élégance : il ne faut jamais écouter son épouse -impeccable, la mienne n’ouvre justement la bouche que pour répondre au téléphone quand je suis dans mon bain-, et encore moins ce pire ennemi du bon goût qu’est le vendeur de vêtement (même, surtout, s'il a un beau cul).

Chers aïeux, j’ai vendu mon âme au diable samedi. Je n’avais pas prémédité mon geste : je reconnais que votre précepte semblait irréprochable et que de solides exemples tendaient à le démontrer. Ainsi, chacun a pu constater qu’oncle Stéphane a l’air d’un vendeur de bible quand Tante Véronique a le malheur de lui choisir sa cravate ; et il est également un fait établi que ce vieux garçon d’oncle Algie est littéralement majestueux quand il va dîner, seul, en habit, son noeud papillon blanc asymétrique comme le Christ aurait voulu qu’il fût.

Cependant, chers vieux, votre bible sensée faire de l’élégance une évidence ne parle pas du cas du vendeur qui choisit totalement par hasard, en pensant à autre chose, la pièce qui fera justement de vous l’astre d’un mariage et le pire ennemi du marié. La pièce que vous cherchiez.

J’ai bien essayé de lui faire changer d’avis pour ne pas avoir à suivre le sien. J’ai d’abord tenté la grosse voix mais il ne m’écoutait pas, trop occupé qu’il était à piailler ; ensuite, j’ai donné dans la subtilité mais j’ai rapidement compris que je n’avais pas le bon public pour ça. Que me restait-il ? L’achat massif du stock complet de papillons ? J’avoue que l’idée m’a traversé l’esprit. Cependant, la réalisation d’un tel plan nécessitait que je fisse la plonge pour payer la marchandise, ce qui est difficile dans un magasin de vêtements. Alors j’ai craqué. J'ai acheté son truc.

J’espère que vous me pardonnerez d’un seul regard ému quand vous me verrez à ce mariage, écœurant la plèbe d’une classe folle aux accents écossais, sur fond gazon et bleu marine. Si avec ça je ne couche pas avec le marié, vous pouvez me bannir de la lignée.

Pour en revenir au rêve que je devais vous raconter, et bien j’ai rêvé que je prenais le train avec une jeune chinoise qui était accompagnée d’un certain Monsieur To. Ce type n’avait pas l’air sympa du tout : il avait une veste aux manches trop longues et un col italien - ce qui me l’a rendu immédiatement antipathique, vous imaginez bien ! Je ne sais plus trop de ce qui s’est passé ensuite ; tout ce que je sais c’est que ça a pas mal défouraillé et que j’ai fini par réussir à couper ses manches avec l’Opinel qui traînait dans mes chaussettes parme. Soyez rassuré, j’ai accepté de fermer les yeux sur les 15° degrés d’ouverture de trop de son col et nous avons fini par trinquer tous les trois à la santé du chemin de fer chinois. Ensuite, nous avons passé une fort bonne nuit à jouer aux cartes.

Je reconnais que ce rêve n’a aucun rapport avec cet histoire de noeud papillon, mais enfin, il faut arrêter de chercher des rapports partout. Vous n’êtes que des chantres de la psychanalyse dans son aspect le plus sot, mes très chers et très respectables parents, et vous commencez à me gonfler. Je vous maudis et retourne surveiller mon rôti. J’écrirai mes mémoires le ventre plein et sans vous.”

Voilà pour les mémoires, Doc. Pensez-vous qu’il y a un avenir pour moi dans ce domaine ? Personnellement, je trouve qu’à côté de l’épisode du mystérieux Monsieur To, les petites tranches de vie du Général de Gaule font figure d’amuse-bouche. Je ne lui en veux pas : tout le monde ne peux pas avoir une vie trépidante.

D'autre part, je tiens à vous offrir l'exclusivité de mon dernier roman : Mic-mac à San Diego. Je vous ai dit supra que c’était un genre que je ne laisserai jamais tomber. Je chute, je me relève, et j’en écris un nouveau. Je peux tenir une vie. C'est mon père qui m'a appris ce principe idiot qui fait mal au genoux. Je viens de boucler le dernier. Pour vous évitez de vous coltiner la mise en place de l'intrigue (vous savez, ces premières pages qu'on lit en diagonale, dans lesquels on nous fait faire la connaissance du héros, de sa femme, de sa maîtresse, du mari de sa maîtresse, de l'amant du mari de sa maîtresse, et de leur petit bonhomme Ted qui est si mignon avec ses cheveux blonds et ses grand yeux humides, les mêmes que sa mère) je vous envoie directement en page 22, au cœur de l'action :

"A ces mots, El Diablo bondit sur le lit en feulant comme une bête sauvage. Allait-il enlever son caleçon à la seule force de sa pensée ? Pablita était toute chose : un observateur objectif eût dit qu'elle vibrait littéralement comme une brosse à dent électrique. Soudain, elle eut une pensée pour Ted : qu'aurait-il pensé de sa maman, le cher petit ? Elle effaça cette image de son esprit en admirant le grizzli tatoué sur le torse de son amant. Soudain, Bill, ce vieux Bill, sacré lui, entra dans la pièce, armé d'un fusil à canon scié. "Room Service", hurla-t-il comme un possédé en brandissant son arme vers sa femme. A ce moment là, ils décidèrent de passer l’éponge, car le passé, c’est le passé, et ils partirent se reposer à côté d’un bon feu."

Voilà, Doc, j'espère que vous aurez vibré comme cette chère Pablita en lisant ce chef d'œuvre.

Maintenant, profitez de vos vacances et revenez bronzé et décroché de vos branches. Attention aux petites feuilles qui restent coincées dans les cheveux.

On fera fumer la méridienne à votre retour. J'ai quelques dettes à régler (vos dépassements d'honoraires donneraient à un étudiant en physique une bonne idée de l'infini) et deux ou trois points à aborder avec vous.

Votre dévoué,

P. Edward. Drlrleu





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par Drlrleu le 5 Février 2012 dans Humour / Divers
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