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Sa Médiocrité Minor
par Shoryuken le 11 Octobre 2007 dans Humour / Divers
12 commentaires


Anti-chronique du film "Sa Majesté Minor" de Jean-Jacques Annaud.

Il y a des signes qui ne trompent pas, des comportements qui vous mettent irrémédiablement à l’index de la société. La coprophilie est de ceux-là.

Déjà petit je montrais des prédispositions pour cet amour de la matière fécale. Je prenais plaisir à rester des heures entières à macérer dans la même couche souillée. J’hurlais comme un dément si mes parents voulaient me langer. Je tapais des crises de nerfs horribles et interminables au simple contact du talc sur mes fesses salies. J’enrageais rien qu’à l’idée de me vider dans un pot sans pouvoir ensuite sentir ce doux et chaud contact sur mon postérieur.

Quelques années plus tard, je m’amusais avec les déjections canines qui, telles des pierres précieuses, embellissent nos rues si ternes. Je sautais dessus à pieds joints, éclaboussant ainsi les devantures de magasins et les insouciants passants qui étaient à proximité. Je ramassais à mains nues ces exquis petits boudins marrons et les déposais amoureusement dans des boites aux lettres ou sur des paillassons. Il m’arrivait de ramener les plus belles chez moi, enveloppées dans des mouchoirs de soie. Je les conservais alors comme on conserve de Saintes Reliques : pieusement et passionnément. Hélas, ma collection, pas plus que son odeur, n’était du goût de mes parents.
Incompréhensifs, ils décidèrent de m’envoyer chez le psy.

Docteur Bernard. Tel est le nom de l’homme qui a su mettre en mots mon amour immodéré pour la chiasse. Dans son cabinet, je découvrais, ébahi et transi d’une joie nouvelle, les expressions "phase anale", "plaisir rectal", "scatologie", "coprophilie", "matière fécale"… Au grand dam de mes parents, n’y avait pas de remède à mon mal. Pas de médicaments, pas d’efficacité dans un suivi psychologique. Ils ont donc opté pour les roustes et les mandales. Mais rien n’y faisait : en dépit des coups, je prenais toujours autant de plaisir au contact de la merde.

Les choses se sont accélérées à la puberté. Je découvrais mon attirance pour les garçons, les joies de la sodomie et du relâchement de sphincters lors du coït. En parallèle, je donnais à ma passion une dimension plus intellectuelle : je cherchais dans les livres et les arts ce sujet qui m’était si cher. Je me délectais ainsi des gags scatos de Trainspotting ou Dumb and Dumberer et atteignais l’orgasme en m’enfilant la filmo de Christian Clavier. Je dévorais aussi les œuvres les plus chiatiques de la littérature ( celles de Duras et Péguy en tête ) avant de m’émerveiller du travail de Delvoye.

Je quittai les bancs de l’école à mes dix-huit ans et me mis en chasse d’un boulot. Décidé à faire de ma passion mon gagne pain, j’entrais en apprentissage chez un artisan chocolatier. Celui-ci me renvoya peu après – visiblement, ses clients n’avaient aimé ni mes truffes, ni ma ganache. Je ne désespérais pourtant pas et allais offrir mes services à une entreprise d’entretien de fosses septiques. Hélas, je fus limogé : au lieu de vidanger les fosses, je faisais remonter leur contenu dans les diverses tuyauteries, ce qui, vous vous en doutez, donnait lieu à certains désagréments pour les clients.

C’est au moment où je commençais à douter de moi que j’eus LA révélation ! Assis dans un confortable fauteuil d’une salle du Gaumont Parnasse, regardant avec émerveillement la toile sur laquelle était projeté Sa Majesté Minor, je sus enfin qu’on pouvait faire de la merde et en tirer un substantiel profit. Je sais donc maintenant ce que je veux faire comme métier. Je veux faire Jean-Jacques Annaud !





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