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Night Watch
par anchois-man le 3 Octobre 2005 dans Art et Culture / Ciné, DVD
13 commentaires


Russie, 1342, une trêve est conclue mettant fin au conflit permanent entre les Forces de l'Ombre et les Forces de la Lumière. De nos jours, à Moscou, l'Ombre et la Lumière disposent, pour maintenir cette paix, d'individus aux capacités surnaturelles...

Critique ciné: Night Watch



Film russe réalisé par Timur Bekmambetov
Année de production : 2004
Date de sortie : 28 Septembre 2005
Avec : Konstantin Khabensky (Anton Gorodetsky), Vladimir Menshov (Geser), Valeri Zolotukhin (le père de Kostya), Mariya Poroshina (Svetlana), Galina Tyunina (la sorcière Olga), Yuri Kutsenko (Yuri Kutsenko), Aleksei Chadov (Kostya, le jeune vampire), Zhanna Friske (Alisa Donnikova), Ilya Lagutenko (Andrei le vampire).
Scénario : Timur Bekmambetov et Sergei Lukyanenko
D'après l'oeuvre de Sergei Lukyanenko
Production : Tabbak Film Company & Bazelevs Production
Budget : $ 27 million
Distribution : Fox Searchlight Pictures, U.S.A. et Twentieth Century Fox, France
Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h 55min.
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Nochnoj dozer



En 1342, en Russie, une trêve est conclue mettant fin au conflit permanent entre les Forces de l'Ombre et les Forces de la Lumière. De nos jours, à Moscou, l'Ombre et la Lumière disposent, pour maintenir cette paix, d'individus aux capacités surnaturelles " les Autres " qui assurent la sécurité de leurs congénères et condamnent tout abus de la part du camp opposé. Mais une ancienne prophétie menace ce traité précaire : la crainte qu'un "Autre" bascule dans le camp opposé et fasse ainsi replonger le monde dans le chaos des hostilités. La race humaine risquerait alors de courir à sa perte…



L’avis d’Anchois-Man :

Avec mon Captain, nous nous attendions à un film plus du type « horreur » (bien que je ne sois pas fan du genre), avec des méchants monstres infernaux qui viennent faire du mal au gentils qui les combattent…
Nous avions vu le site internet officiel et juste l’animation de départ laissé présager : « vous allez faire des bonds de 10 mètres sur votre siége de cinéma ! ». Ben non. Bon hormis deux ou trois scènes, et un bon zest d’hémoglobine, mais bon, rien qui vous fasse vous ronger les ongles. Dommage. Mais ce qui est dommage c’est la longueur de l’ensemble. Le film dure 1h55, et je les ai senti défiler. Non, le film n’est pas nul, loin de là, les acteurs russes sont plutôt bons, ils surenchérisses parfois un peu trop leur jeu, ils débordent de sentiments, ça doit venir de leur culture, les effets spéciaux sont aussi très bien réalisés, et eux aussi sont débordants. Voilà ça déborde !!! C’est ça le problème, il y a « trop de tout » ! C’est excessif ! Pourquoi ?



Night Watch est en fait le premier chapitre d’une trilogie de roman de Sergei Lukyanenko (night Watch, Day Watch, Dusk Watch). Cette série de roman eu d’ailleurs un grand succès avec deux millions et demi d’exemplaires de la trilogie écoulés depuis juillet 2004. Il faut bien avouer qu’à la vue de ce premier chapitre l’histoire se révèle vraiment intéressante et l’idée qu’une section se donne le droit de réglementer le mal, donne une complexité supplémentaire à tous les protagonistes de cette histoire. Le producteur Konstantin Ernst pas adepte de fantastique pourtant, voit là une occasion en or et achète les droits de l’œuvre. Si au départ le producteur pense à 4 téléfilms, il opte au final pour une trilogie cinématographique (d’ailleurs les deux premiers films sont tourné dans la continuité). Le réalisateur Timur Bekmambetov choisit par le producteur Konstantin Ernst ( détenteur de Chanel One Russia) est là-bas reconnue comme un jeune prodige ; il avait à son actif déjà plusieurs clips musicaux et publicités. Mais voilà le réalisateur à justement tendance à oublier qu’il ne fait ni un clip, ni une publicité. Car le point faible de Night Watch est bien dans la surenchère d’image cassant tous les effets dramatiques ou les effets d’actions. De plus Bekmambetov ne semble pas concerner pas son thème, lui-même d’ailleurs avoue ne pas aimé le genre : « Je n’aime pas le fantastique parce qu’ici, la réalité est elle-même fantastique, pas besoin de livre pour recréer tous ça » ; « Je ne crois pas aux vampires,… j’ai découvert au fur à mesure que le projet avançait. Mais ce n’est pas le mien. ». En plus les influences du réalisateur restent douteuses « mon côté réalisateur me disait de penser vampires (ndl : clin d’œil à Buffy contre les Vampires), Roger Corman, The Matrix (ndl : nombreuses séquences d’actions avec du bullet time)». L’histoire à beau être passionnante, le réalisateur ne semble jamais vouloir sans saisir et tente des esbroufes visuelles aussi énervantes qu’inutiles. Alors bien sûr certains diront que Timur Bekmambetov essaie de se démarquer des grosses productions Hollywoodiennes et créer un film fantastique « Russe » ; pourtant au contraire il donne une impression inverse, la dramaturgie des personnage elle-même était assez intéressante et complexe pour se distinguer, et les effets matrix ne font qu’atténuer les propos.



En conclusion je me retrouve devant une incertitude filmique. Night Watch se situe entre le bon gros blockbuster et le film de genre made in Russia. Déjà juste le fait que ce soit un film « fantastique » russe est attirant. La matière de base est forcément intéressante. L’histoire est passionnante et surprenante à plus d’une reprise. Night Watch a de bons acteurs, les actrices sont plus convaincantes à mon goût que les hommes, quoique l’acteur principal Konstantin Khabensky (Anton), quand il n’est pas dans une séquence d’action à faire des grimaces, se révèle grandiose lors des scènes intimistes. Par contre la mise en scène est un foutoir innommable se noyant dans une surenchère d’effets spéciaux avec des messages publicitaires un peu trop visibles (à la I, Robot). Timur Bekmambetov a certainement voulu se calquer sur le roman trop riche à la base, il a voulu tout retranscrire et voilà le résultat. On verra si ces défauts seront corrigés au prochain volet. Dommage.

Note du film : 2/5

Site de Night Watch (version Française) : http://www.nightwatch-lefilm.com




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