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Cinéma: La légende de Beowulf
par anchois-man le 26 Novembre 2007 dans Art et Culture / Ciné, DVD
5 commentaires


Le puissant guerrier Beowulf combat le démon Grendel et subit la colère démoniaque de l'impitoyable et séduisante mère de la bête...

LA LEGENDE DE BEOWULF



Titre original: Beowulf
Réalisé par: Robert Zemeckis
Film: américain
Année de production: 2007
Genre: Fantastique, Animation, Aventure
Avec: Ray Winstone (Beowulf); Angelina Jolie (la mère de Grendel); Anthony Hopkins (le Roi Hrothgar); Crispin Glover (Grendel); Robin Wright Penn (la Reine Wealthow); John Malkovich (Unferth); Brendan Gleeson (Wiglaf); Alison Lohman (Ursula); Greg Ellis (Garmund); Sebastian Roche (Wulfgar); Dominic Keating (Cain); Sharisse Baker-Bernard (Hild); Chris Coppola (Olaf); Leslie Harter Zemeckis (Yrsa); Nick Jameson (Drehgbearn); Tyler Steelman (Cain jeune); Charlotte Salt (Estrith); Woody Schultz (Hengest); Rik Young (Eofor); Nadine Stenovitch (Ensemble); Jacquie Barnbrook (Altheaborg)...
Date de sortie: 21 Novembre 2007
Durée: 1h 53min.
Distribué par: Warner Bros. France



Le film:
En ces temps lointains, les sauvages contrées du Nord de l'Europe étaient peuplées de héros et de monstres, et des hommes audacieux, taillés pour la lutte et les conquêtes, pouvaient encore se forger des destins d'exception. Le plus glorieux d'entre ces aventuriers fut le Viking Beowulf, qui surgit un beau jour pour sauver le vieux roi Hrothgar et ses sujets des assauts d'une féroce créature. Son nom devint vite légendaire à travers le royaume, et partout l'on chanta sa bravoure face au maléfique Grendel. Beowulf ne devint pas seulement célèbre, mais riche. Et avec la richesse vinrent bientôt de dangereuses tentations et une inextinguible soif de pouvoir. Car le héros était aussi humain, trop humain, sans doute, et le guerrier plus avide, plus ambitieux et bien plus faillible qu'on ne l'imaginait...



L'avis d'Anchois-Man:
Robert Zemeckis a trouvé de nouveaux joujous technologiques pour le cinéma, et, après "Le Pôle Express" plutôt orienté conte pour enfants, il revient avec "La Légende de Beowulf" beaucoup plus adulte. Oh non ! Rien à voir avec le "Beowulf" de 1999 avec Christophe Lambert. Heureusement ! J'ai eu la chance de découvrir ce film d'animation avec la technique des lunettes 3D. C'est tout simplement impressionnant.



Déjà on est tout de suite surpris par l'immersion des images. Des images photoréaliste. Le ton du film aussi permet d'adhérer au scénario (de Neil Gaiman et Roger Avary, qui ne sont pas spécialement réputés pour leur mièvrerie et leur frilosité face au politiquement correct), un scénario qui est loin d'être soft. Déjà la scène d’ouverture présente un banquet où tout le monde carbure à l’hydromel, jure et s’envoie en l’air derrière le moindre recoin. On a pas mal de monde « aoilpe », dont le beau et grand Beowulf (Grrrr !!!) qui nous fait nu de magnifiques cascades lors de son combat contre le monstre Grendel. Je rassure les plus délicat(e)s, les parties des corps pouvant choquer un public un peu trop puritain ont été astucieusement dissimulées. Donc, avec tout ça nous sommes très loin de l'aspect lisse et froid des images de synthèses. Et c'est un très grand pas de franchi.



Comme je vous l'ai fait comprendre, ce film est clairement orienté vers un public mature. Robert Zemeckis nous présente dans un premier temps un Beowulf beau et grand héros, loyal, courageux et qui « craint dégeux », bref le héros conventionnel pur et dur. Ensuite notre pro des "Retour vers le futur" va s'amuser avec son sujet principal. Il va gratter son image idéale du héros sans peur et sans reproches, l'archétype des mythes et des légendes, pour dévoiler un homme simples, faible et avide de pouvoir. Zemeckis réussi son projet, en nous faisant quitter le sentier trop facile du film héroïque pour nous plonger dans le drame humain spectaculaire. Le réalisateur oppose la légende de Beowulf au monde réel. Il démythifie un à un les codes du héros. On découvre un héros rempli de doutes et de désirs qui dans la suite de l'histoire vont lui faire commettre des erreurs dramatiques. Du coups ce héros mis a nu devient un monstre. On a aussi la mère de Grendel (interprété par Angelina Jolie) qui cache son corps monstrueux par un corps de bombasse. On se rend compte ainsi que chacun cache quelque chose. Seul le pauvre Grendel ne dissimule pas ses vraies pulsions de destructeur, ni sa vraie apparence avec son corps géant difforme et écorché vif.



Avec Grendel, Zemeckis s'en donne à coeur joie. La séquence d'attaque dans le banquet permet à Zemeckis de donner le ton au film. "On ne vous épargnera rien, et on va vous montrer de quoi nous sommes capables aujourd'hui avec l'image de synthèse". Résultat: Une scène hyper dynamique, brutale, violente et tétanisante où les corps sont broyés, déchiquetés et empalés et le tout en 3D. Et je vous assure que avec les lunettes 3D vous voyez bien les morceaux se séparer et le sang gicler, ajouté à cela les sons THX des cris et des bruits d'os et vous êtes purement et simplement scotché au fauteuil. L'immersion dans l'histoire est totale.
Je ne vous raconterai pas le combat final qui est gigantesque, un grand moment d'hëroic fantasy ou je me suis surpris à bondir plus d'une fois sur mon fauteuil pour éviter des objets 3D.



Vous l'aurez compris, Beowulf se situe techniquement parlant largement au dessus de tout ce qui s'est fait jusqu'à présent en terme de long métrage en image de synthèse. On est très loin de l'aspect "zombies inexpressifs" des personnages de "Final Fantasy". "Beowulf" bénéficie d'une nouvelle technologie se nommant "OEG" (electro oculography) retranscrivant les mouvements et expressions des yeux des acteurs, permettant de donner plus de vie aux personnages virtuels. Ainsi, entre le photoréalisme et les performances des acteurs réels transposées par la "performance capture" aux personnages virtuels le résultat est bluffant. Bon, c'est vrai que tout est loin d'être parfait, on a évidemment toujours ce zest de sensation de "synthétique", mais certains gros plans sont épatant.

Au final, ce "Beowulf" de Zemeckis est un très bon film distrayant, avec un bon scénario, et qui surtout fonctionne de façon admirable par son caractère immersif en 3D. Bref on passe un très bon moment.

Note du film : 4/5

Lien vers le ...
- site officiel du film Beowulf (US): http://www.beowulfmovie.com
- site officiel du film Beowulf (FR): http://wwws.warnerbros.fr/beowulf/




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