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Kundun, de Martin Scorsese
par SuperGarfield le 24 Novembre 2006 dans Art et Culture / Ciné, DVD
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Kundun, de Martin Scorsese, retrace les premières années du 14e Dalaï-Lama dans un Tibet qui court à la catastrophe.

1937. Un enfant de deux ans et demi, issu d’une modeste famille de paysans tibétains, fut reconnu comme la réincarnation du Bouddha. Kundun retrace l’aventure de cet enfant, appelé à devenir le quatorzième Dalaï-Lama, chef politique et spirituel de son pays.
De l’invasion du Tibet par la Chine à l’exil forcé, l’enfant sacré va aider son peuple à traverser la période la plus tourmentée de l’histoire du Tibet.




Kundun est un film superbe. Supervisé par le quatorzième Dalaï-Lama en personne, ne pouvant donc que coller à la réalité, il raconte l’histoire douloureuse des premières années du règne de la personnalité la plus influente du Tibet. On assiste à la révélation d'un enfant âgé de quelques anées à peine, et à son départ pour Lhassa, où il est appelé rapidement à exercer ses fonctions de chef spirituel d’un pays au passé glorieux mais à l’avenir plus qu’incertain.
Tenzin Gatsyo, l’« heureux élu », sans expérience, se heurte vite aux désillusions qui s’annoncent les unes après les autres, au fur et à mesure que son innocence et son âme d’enfant disparaissent. Il prend alors conscience de la situation critique de son pays et est appelé à gouverner avant ses dix-huit ans un peuple d’avance perdu.
En 1950, la Chine Communiste de Mao Ze Dong envahit le Tibet, contraignant le gouvernement de celui-ci à reconnaître l’appartenance du pays à la Chine. Le dalaï-lama tente quelques négociations, mais se rend bien vite à l’évidence : il n’y a plus aucun espoir. Seule la fuite pourra le sauver d’une mort certaine.



Martin Scorsese nous rappelle douloureusement la situation trop négligée du Tibet, livré à lui-même, et seul face à l’envahisseur. Touts les appels à l’aide lancés par le Gouvernement aux grandes puissances comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ainsi qu’à l’Inde voisine, se sont soldés par des échecs. Aujourd’hui encore, le « Toit du Monde » est seul, face à la violence que continuent de répandre les autorités Chinoises, en toute impunité.
Dans une réalisation superbe, sur un scénario sans failles, ni longueurs, et grâce à un jeu d’acteurs -totalement inconnus- excellent, ce film nous captive de bout en bout. Les séquences s’enchaînent sans temps mort, le film se poursuit sans intrigues alambiquées : on va droit au but, peut-être pour mieux saisir l'urgence de la situation. En témoigne le point culminant de l’œuvre, où le rythme haletant et oppressant de Scorsese dérange le spectateur, dans une série de plans percutants, parfois même violents.
La musique de Philip Glass, loin d’être son plus grand chef d’œuvre, a toutefois le mérite de varier les couleurs et de s’inspirer de la musique Tibétaine, afin de mieux s’intégrer au film. Cependant, le manque d’inspiration se fait (trop) souvent sentir, dans l’aspect général de l’œuvre et au sein même du film, ce qui conduit à une certaine lassitude par moments, notamment à la fin.
Mais ce détail n’est pas bien important au regard de la qualité de la réalisation de Martin Scorsese, qui nous offre à n’en pas douter un chef d’œuvre.



Le Dalaï-Lama n’est jamais rentré chez lui, et continue d’œuvrer pour la paix sur Terre, à défaut de pouvoir le faire dans son pays natal.




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