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Bagdad Café, ou comment faire une merveille avec un tas de sable battu par le vent
par Guillaume86 le 22 Avril 2006 dans Art et Culture / Ciné, DVD
15 commentaires


Si vous voulez un film d'action, passez votre chemin... Ou plutôt non, c'est l'occasion de découvrir autre chose.

"A desert road from Vegas to nowhere..." La chanson-phare de la bande originale résume bien le film, il me semble.

Que se passe-t-il dans ce film ? Objectivement, pas grand-chose. Pas de sang, pas d'éclat, pas de fous rires tonitruants, Bagdad Café raconte simplement la rencontre entre des gens paumés.

En toute logique, à ce stade de la lecture, vous pensez : "Ça a l'air totalement minable, ce truc !". Réaction prévisible, mais erronée. Pour ma part au début je suis resté devant la télé seulement parce que la perspective de remonter l'escalier pour aller dans ma chambre ne me collait pas au mur. Et en fin de compte je n'ai pas regretté de rester. Ce film est un chef-d’œuvre. Les relations humaines y sont décrites avec une justesse, une précision, une sensibilité et un art incroyables. L'atmosphère est pesante, lourde, étrange, probablement à cause du décor et de la poussière qui règne partout. Les acteurs sont parfaits, et aucune musique autre que le fameux "Calling you" n'aurait pu accompagner leurs évolutions.

Mais l'histoire ?
Jasmine est une Allemande timide et bien en chair en vacances avec son mari aux Etats-Unis, dans la région de Bagdad (Californie je crois). Après une panne et une dispute, l'homme dépose son épouse en plein désert et s'en va (et c'est là qu'on pense "Mais c'est quoi ce film ???")
Jasmine se met donc en quête d'une trace d'humanité, et elle finit par arriver à la "ville" de Bagdad. Elle prend une chambre au seul motel existant et fait ainsi la connaissance de Brenda, la gérante noire, qui vient d'éjecter son mari fainéant. Celle-ci a une fille, qui sort avec tous les routiers qui s'arrêtent dans ce coin paumé, et un fils, qui joue du Jean-Sébastien Bach et ne fait à peu près que ça.
Bagdad abrite quelques autres personnages intéressants : un ancien acteur hollywoodien reconverti dans la peinture et échoué là on ne sait trop comment, une "tatoueuse" mignonne qui ne s'occupe que d'hommes, qu'elle accueille chez elle, un jeune mordu de cerf-volant... Tous sont perdus, englués dans leur ennui et dans leurs ennuis, malheureux, vivant leur vie sans espoir.
Et voilà qu'une Allemande aussi paumée qu'eux tous vient mettre son grain de sel dans leur existence, avec son kit d'apprentie magicienne et son envie de s'intégrer. Pour le pire... et surtout pour le meilleur.

A voir absolument. On ressort de là avec une envie de pleurer mêlée d'une sensation de bonheur nostalgique, sur fond de "si tout était aussi beau". Et on garde la musique dans la tête un certain temps, mais au moins celle-là n'est pas désagréable :-p.




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